Société

Ngounié : un abatteur d'arbres meurt écrasé par une branche

Hervé Mangoyi Ibouanga, 54 ans, a péri jeudi dans la forêt de Mouyamba, victime d'un accident du travail.

Un drame a frappé le village de Mouyamba, dans le département de la Louetsi-Wano, en province de la Ngounié. Hervé Mangoyi Ibouanga, un abatteur de 54 ans, est mort le jeudi 9 juillet, écrasé par une branche tombée alors qu'il exécutait son travail en pleine forêt.

Forêt tropicale dense dans la province gabonaise de la Ngounié
La forêt de Mouyamba, dans le département de la Louetsi-Wano (Ngounié), où le drame s'est produit.

Il s'appelait Hervé Mangoyi Ibouanga. 54 ans, un métier qui use les corps et qui, ce jeudi-là, lui a coûté la vie. L'homme travaillait comme abatteur dans la forêt du village de Mouyamba, dans le département de la Louetsi-Wano, en province de la Ngounié.

Selon les informations recueillies, c'est pendant l'exécution de son travail qu'une branche s'est détachée d'un arbre pour s'abattre sur lui. Le drame remonte au jeudi 9 juillet.

Un métier à haut risque, trop souvent invisible

L'abattage d'arbres reste l'un des métiers les plus dangereux du monde rural gabonais. Loin des projecteurs, ces travailleurs affrontent chaque jour le poids des troncs, l'imprévisibilité des chutes de branches et l'isolement des zones forestières où le moindre incident peut virer au drame.

Aucun protocole officiel de sécurité n'est mentionné dans cette affaire, et l'on ignore encore dans quelles conditions précises l'accident s'est produit. Ce qui est certain, c'est qu'un homme de 54 ans ne rentrera plus chez lui.

Une famille et un village en deuil

À Mouyamba, la nouvelle a forcément bouleversé les proches d'Hervé Mangoyi Ibouanga. Dans ces villages de l'intérieur, où les liens communautaires restent forts, la perte d'un homme dans l'exercice de son métier résonne bien au-delà du cercle familial.

Ce genre d'accident, aussi tragique que discret, rappelle une réalité que l'on oublie trop souvent : derrière chaque bille de bois transportée vers les scieries, il y a des hommes qui risquent leur vie. Le Gabon, riche de sa forêt et de son bois, doit aussi à ces travailleurs de terrain une vigilance de tous les instants.

Aucune information complémentaire n'a pour l'heure été communiquée sur les circonstances exactes du drame ni sur une éventuelle enquête. Nous suivrons cette affaire et la complèterons dès que de nouveaux éléments seront disponibles.

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