Économie

Oligui Nguema invite le Ghana à investir au Gabon

À Accra, le Chef de l'État gabonais a plaidé pour un partenariat économique renforcé avec le Ghana.

Reçu à dîner par le Président ghanéen John Dramani Mahama, Brice Clotaire Oligui Nguema a appelé les entreprises ghanéennes à venir investir au Gabon. Les deux dirigeants ont affiché leur volonté de consolider une coopération jugée stratégique entre Libreville et Accra.

Deux chefs d'État se serrant la main lors d'une rencontre officielle
Le Président Oligui Nguema a été reçu par son homologue ghanéen John Dramani Mahama lors d'un dîner d'État à Accra.

Un dîner d'État, prélude à un rapprochement

C'était hier soir, à Accra. Le Président ghanéen John Dramani Mahama a offert un dîner d'État en l'honneur de son homologue gabonais, en visite dans le pays. Au-delà du protocole et des discours de circonstance, les deux Chefs d'État ont profité de ce moment pour réaffirmer leur volonté commune de renforcer la coopération entre le Gabon et le Ghana.

Selon la présidence de la République, cette rencontre s'inscrit dans une logique plus large : celle d'un rapprochement stratégique entre deux pays d'Afrique subsaharienne qui, jusqu'ici, entretenaient des liens économiques limités malgré des économies aux profils complémentaires, l'un tourné vers les matières premières minières et pétrolières, l'autre doté d'un tissu industriel et financier plus diversifié.

Une invitation, mais peu de détails pour l'instant

C'est dans ce cadre que Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé son invitation : que les opérateurs économiques ghanéens viennent investir au Gabon. Ni le communiqué officiel ni les échanges rendus publics ne précisent pour l'heure les secteurs visés, les montants espérés ou un calendrier de mise en œuvre. Ce sera aux prochaines rencontres bilatérales, et aux accords qui pourraient en découler, de donner corps à cette annonce.

Ce genre d'invitation, formulée lors d'un déplacement officiel, marque généralement une première étape : celle de l'intention politique, qui doit ensuite se traduire par des accords de coopération, des missions économiques ou des protocoles sectoriels concrets.

Ce que ça change pour le Gabon

Pour les Gabonais, l'enjeu se mesure à ce qui suivra ces déclarations d'intention. Un investissement étranger, quel qu'en soit le pays d'origine, ne se traduit en emplois et en activité économique locale que s'il s'accompagne de projets identifiés et financés. Il faudra donc suivre, dans les prochains mois, si cette invitation présidentielle donne naissance à des accords concrets entre opérateurs gabonais et ghanéens, seul indicateur qui permettra de mesurer la portée réelle de ce rapprochement annoncé à Accra.

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