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Oligui Nguema s'incline devant les héros de France à Paris

Le président gabonais a rendu hommage aux soldats et résistants français à l'Arc de Triomphe et au Mont-Valérien, en marge de sa visite d'État.

Deuxième jour de visite d'État en France pour Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a marqué une pause solennelle dans son agenda diplomatique. Le chef de l'État gabonais s'est recueilli à l'Arc de Triomphe puis au Mont-Valérien, deux hauts lieux de la mémoire française, avant de rentrer à Libreville.

Le président gabonais Oligui Nguema recueilli devant la flamme du Soldat inconnu à l'Arc de Triomphe à Paris
Le président Brice Clotaire Oligui Nguema s'est incliné devant la tombe du Soldat inconnu, à Paris, le 21 juillet 2026.

Ce mardi 21 juillet, avant de reprendre l'avion pour le Gabon, le président Oligui Nguema a consacré sa matinée à un geste chargé de symboles. À Paris, face à la tombe du Soldat inconnu surmontée de sa flamme éternelle, il s'est incliné en mémoire des combattants tombés durant la Première Guerre mondiale. Un geste que font tous les chefs d'État reçus en visite officielle en France, mais qui prend ici un relief particulier : celui d'un Gabon qui veut réaffirmer, aux yeux de son partenaire historique, son attachement aux valeurs de paix et de liberté.

Une étape au Mont-Valérien

De l'Arc de Triomphe, le cortège présidentiel a rejoint le Mont-Valérien, dans les hauteurs de Suresnes, où furent fusillés plus d'un millier de résistants pendant l'Occupation. Ce lieu, moins connu du grand public que l'Arc de Triomphe, reste l'un des sanctuaires les plus chargés d'émotion de la mémoire républicaine française. Le président gabonais y a honoré la mémoire des résistants et soldats morts pour la liberté, selon un communiqué de la présidence.

Cette séquence mémorielle n'était pas un simple protocole. Elle s'inscrit dans une visite d'État de deux jours, engagée le 20 juillet à l'invitation d'Emmanuel Macron, où les questions économiques et industrielles ont occupé l'essentiel des échanges. En choisissant de commencer par un hommage aux morts pour la France, Libreville a voulu poser un socle : celui d'une relation qui, au-delà des contrats et des accords, se construit aussi sur une histoire commune.

Ce que ça change pour le Gabon

Pour les Gabonais qui suivent l'actualité de leur président à l'étranger, ces images d'un chef de l'État recueilli devant la flamme éternelle disent quelque chose de simple : le Gabon veut être traité comme un partenaire respecté, pas seulement comme un fournisseur de matières premières. La visite s'est achevée par le retour du président à Libreville, où l'attendent désormais les suites concrètes des discussions engagées à Paris, notamment sur le terrain économique et industriel. Reste à voir, dans les semaines qui viennent, quels engagements précis se traduiront en actes pour le pays.

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