Société

Paludisme : le 2ᵉ arrondissement de Libreville passe à l'offensive

Moustiquaires, dépistage et déparasitage gratuits ont mobilisé les familles du quartier le week-end dernier.

Le week-end dernier, la Mairie du 2ᵉ Arrondissement de Libreville a ouvert ses portes à une grande journée de santé communautaire, en partenariat avec le Ministère de la Santé. Au programme : dépistage du paludisme, distribution de moustiquaires et lutte anti-vectorielle, sous le thème de la promotion de la santé et du changement de comportement.

Agents de santé distribuant des moustiquaires à des habitants dans un quartier de Libreville
Dépistage du paludisme et distribution de moustiquaires lors de la journée socio-communautaire du 2ᵉ arrondissement.

Ce week-end-là, dans le 2ᵉ arrondissement, les habitants n'ont pas eu besoin de se déplacer jusqu'à l'hôpital pour se faire dépister. La santé est venue jusqu'à eux, directement dans les quartiers.

Une journée pensée pour les familles

L'initiative, portée conjointement par la Mairie du 2ᵉ Arrondissement et le Ministère de la Santé, s'inscrivait sous un thème simple mais ambitieux : « la promotion de la santé pour un changement de comportement ». Concrètement, cela s'est traduit par des gestes très pratiques : dépistage du paludisme, distribution de moustiquaires, séances de déparasitage et opérations de lutte anti-vectorielle contre les moustiques, principaux vecteurs de la maladie.

Dans un pays où le paludisme reste l'une des premières causes de consultation, ce genre d'action de proximité pèse lourd. Une moustiquaire distribuée aujourd'hui, c'est potentiellement une fièvre évitée demain, une journée de travail non perdue, un enfant qui ne manque pas l'école.

Le bon geste, au bon endroit

Ce n'est pas un hasard si l'opération a ciblé directement les quartiers. Beaucoup de familles n'ont pas toujours les moyens ou le temps de se rendre dans un centre de santé pour un simple dépistage. Amener le geste médical à leur porte, c'est lever une barrière concrète, celle de la distance et du coût.

La mobilisation conjointe de la mairie et du ministère montre aussi une volonté de faire travailler ensemble les échelons local et national sur des enjeux de santé publique. Le maillage entre les institutions se resserre, et c'est souvent à cette échelle-là que les résultats se voient le plus vite.

Et pour les habitants, qu'est-ce que ça change ?

Une moustiquaire de plus dans une chambre, un dépistage précoce, un enfant déparasité : ce sont des petits gestes, mais répétés à l'échelle d'un arrondissement, ils construisent une vraie digue sanitaire. La prévention coûte toujours moins cher que le traitement, et elle évite surtout bien des drames silencieux.

Reste à savoir si ce type de journée se répétera dans la durée, condition indispensable pour ancrer de vrais changements de comportement chez les habitants. Le paludisme ne se combat pas en une opération, mais ce genre d'initiative pose une pierre utile.

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