Économie

Payer au marché d'un simple scan : le Gabon s'y prépare

Vingt-deux opérateurs bancaires et de mobile money se sont réunis à Libreville pour harmoniser le futur QR code unique de paiement.

Banques, opérateurs de mobile money et société de monétique se sont retrouvés jeudi à Libreville autour d'un même objectif : faire fonctionner un seul QR code pour payer, quel que soit son compte ou son opérateur. L'atelier, piloté par le projet Madigipaie, doit poser les bases techniques de ce futur standard régional. Concrètement, c'est l'étape avant que ce mode de paiement n'arrive dans les commerces et sur les marchés gabonais.

Main tenant un smartphone qui scanne un QR code de paiement dans un commerce
Le futur QR code unique doit permettre de payer quel que soit sa banque ou son opérateur mobile.

Vingt-deux acteurs autour de la même table

L'atelier s'est tenu ce jeudi à Libreville sous la coordination d'Yves Benoît Andecko, coordonnateur du projet Madigipaie et conseiller technique au ministère de l'Économie numérique, de la Digitalisation et de l'Innovation. Autour de lui, 22 acteurs de l'écosystème d'e-paiement gabonais : banques, établissements de monétique, opérateurs de mobile money, appelés à faire tourner ensemble le même outil.

Car c'est bien là l'enjeu : implémenter le QR code du Gimac, le Groupement Interbancaire Monétique de l'Afrique Centrale, cet organisme régional chargé de faire dialoguer les systèmes bancaires de la sous-région. Deux de ses représentants avaient fait le déplacement : son directeur général, Guy-Noël Londongo, et le chef de son département développement réseau et marché, Landry Evima, venus échanger directement avec les équipes gabonaises.

Un langage commun pour tous les portefeuilles

Aujourd'hui, scanner un QR code pour payer dépend encore souvent de l'application ou de la banque utilisée : chaque opérateur a le sien, et ils ne se parlent pas forcément entre eux. Le QR code Gimac vise justement à unifier ce langage, pour qu'un même code puisse être lu et accepté quel que soit l'établissement du client ou du commerçant.

Pour un vendeur de marché ou un petit commerce du centre-ville, cela signifierait ne plus jongler entre plusieurs terminaux ou applications selon la banque du client, mais accepter un seul type de paiement électronique, valable pour tous.

Ce qu'il reste à régler

L'atelier de Libreville relève de la mise au point technique : caler les standards, tester l'interopérabilité entre les 22 acteurs présents avant tout déploiement grand public. Aucune date de lancement n'a pour l'heure été annoncée.

Ce travail de coulisses, moins visible qu'un lancement officiel, conditionne pourtant la fiabilité du système une fois qu'il arrivera dans les mains des Gabonais. Reste à voir combien de temps ces ajustements techniques prendront avant que le scan d'un QR code ne devienne un geste aussi banal que sortir des espèces.

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