Permis de conduire : des numéros en double bloquent la digitalisation
Un même numéro de permis attribué à plusieurs conducteurs oblige les autorités à ralentir la conversion numérique et à revoir le fichier national.
En numérisant le fichier national des permis de conduire, les services compétents ont découvert une anomalie de taille : plusieurs usagers possèdent le même numéro de permis. Ce doublon bloque des dossiers de conversion et allonge les délais d'attente pour de nombreux Gabonais qui espéraient récupérer rapidement leur nouveau titre.

Convertir son vieux permis cartonné en version numérique devait être une formalité rapide. Pour un certain nombre d'usagers, cela s'est transformé en attente prolongée, sans réponse claire sur la date de délivrance de leur nouveau document.
En cause : des numéros de permis identiques attribués à des personnes différentes. Un même numéro censé être unique, comme une empreinte, se retrouve associé à deux, parfois plusieurs dossiers dans le fichier national des conducteurs. Concrètement, le système ne sait plus quel dossier valider, et bloque la procédure de conversion en attendant qu'on démêle qui est qui.
Un fichier hérité, une anomalie mise au jour par le numérique
Cette confusion ne date probablement pas d'hier. Elle serait restée invisible tant que les permis existaient uniquement sur papier, gérés au fil du temps et parfois sans centralisation stricte. C'est le passage à la digitalisation qui a révélé le problème, en confrontant chaque numéro à une base de données unique où deux dossiers identiques ne peuvent plus coexister sans se signaler mutuellement.
Les autorités compétentes se retrouvent donc contraintes de revoir l'attribution des numéros au cas par cas, ce qui suppose de vérifier l'identité de chaque titulaire, de retracer l'historique de délivrance et de corriger le fichier avant de pouvoir émettre le nouveau permis numérique. Un travail minutieux, forcément plus long qu'une simple conversion automatique.
Ce que ça change pour les conducteurs gabonais
Pour l'automobiliste ou le motard concerné, la conséquence est simple : il faut patienter davantage, parfois sans visibilité précise sur les délais, avant d'obtenir son permis converti. Une situation frustrante, surtout pour ceux qui ont besoin de ce document pour voyager, changer de véhicule ou répondre à un contrôle routier.
Cette étape de vérification, bien que contraignante à court terme, a aussi une vertu : elle permet d'assainir durablement le fichier national des conducteurs, en éliminant les doublons qui auraient pu, à terme, poser des problèmes d'identification plus sérieux, notamment en cas de contrôle ou de litige.
En attendant que les corrections soient finalisées, les usagers dont le dossier est bloqué sont invités à se rapprocher des services en charge de la conversion pour connaître l'état d'avancement de leur cas. La digitalisation, en révélant ces anomalies, pose les bases d'un fichier plus fiable, mais cela ne se fera pas du jour au lendemain.
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