Société

Plateaux sportifs : l'ONDSC dément tout passe-droit

L'office public répond aux accusations sur les chantiers de Tchibanga, Franceville et Nzeng-Ayong.

Accusé d'avoir contourné les règles de la commande publique pour attribuer trois marchés de plateaux sportifs, l'Office national de développement du sport et de la culture (ONDSC) a répliqué par communiqué. Il affirme avoir respecté la procédure en vigueur et dénonce une lecture des faits qui ne tiendrait pas compte du contexte de ces décisions.

Chantier de construction d'un plateau sportif au Gabon
Les plateaux sportifs de Tchibanga, Franceville et Nzeng-Ayong sont au cœur d'une controverse sur l'attribution des marchés.

Le nom de l'ONDSC circulait ces derniers jours pour de mauvaises raisons. Des accusations d'irrégularités visaient l'attribution de marchés destinés à construire des plateaux sportifs à Tchibanga, Franceville et dans le quartier Nzeng-Ayong, à Libreville. Trois chantiers qui, sur le papier, devaient offrir aux jeunes de ces villes un endroit pour jouer au foot ou au basket sans traverser la ville entière.

Ce que dit l'office

Dans un communiqué diffusé jeudi par sa direction générale, l'ONDSC rejette en bloc ces accusations. L'établissement public estime que la version mise en cause « ne reflète ni le contexte dans lequel ces décisions ont été prises », ni, selon lui, la réalité des procédures suivies pour désigner les entreprises retenues.

L'office ne détaille pas, dans les éléments rendus publics, le calendrier exact des appels d'offres ni le nom des sociétés attributaires. Il affirme simplement s'être conformé aux règles de la commande publique, sans apporter à ce stade de pièces justificatives accessibles au public.

Ce qui reste à vérifier

Entre l'accusation initiale et le démenti de l'ONDSC, une seule certitude : il existe une contestation publique autour de ces marchés, et une réponse officielle qui la conteste à son tour. Aucune enquête indépendante n'a, pour l'heure, tranché la question. Le doute profite à chacun, et il serait imprudent de trancher à la place des autorités compétentes.

Pour les habitants de Tchibanga, Franceville et Nzeng-Ayong, la question la plus concrète reste ailleurs : quand ces plateaux seront-ils livrés, et dans quel état ? Une polémique sur les procédures ne doit pas faire oublier l'attente, bien réelle, d'infrastructures sportives de proximité dans ces quartiers.

Et maintenant ?

Si des irrégularités venaient à être établies par une instance de contrôle habilitée, l'ONDSC devra en répondre publiquement. Dans l'intervalle, la transparence sur le déroulement des appels d'offres — cahiers des charges, critères de sélection, montants engagés — serait le meilleur moyen de couper court aux doutes. C'est aussi ce que réclament, en creux, les familles qui espèrent voir enfin sortir de terre ces terrains de jeu promis.

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