RDC : une nouvelle loi sur la pêche, et Libreville regarde de près
Le Sénat congolais adopte à l'unanimité un texte censé moderniser la pêche et l'aquaculture, un chantier que le Gabon suit avec attention.
À Kinshasa, les sénateurs ont voté sans voix contre un texte qui doit encadrer durablement la pêche et l'aquaculture en République démocratique du Congo. Un vote presque unanime, qui pose une question familière côté gabonais : comment mieux protéger les eaux et les pêcheurs, chez nous aussi ?

Un vote sans opposition au Palais du peuple
Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, mercredi, le texte harmonisé de la proposition de loi portant principes fondamentaux relatifs à la pêche et à l'aquaculture. Le scrutin a suivi l'adoption du rapport d'une commission mixte paritaire entre l'Assemblée nationale et le Sénat, comme le prévoit la Constitution congolaise.
Le résultat ne laisse guère de place au doute : sur 109 sénateurs, 76 étaient présents, et tous ont voté pour. Aucune voix contre, aucune abstention. Le président de la chambre haute a lui-même souligné ce consensus rare sur un texte pourtant technique.
Ce que change ce texte, sur le papier
D'après les informations disponibles, cette loi doit fixer les grands principes qui régissent l'exploitation des ressources aquatiques congolaises : gestion des stocks de poisson, encadrement de l'aquaculture, règles applicables aux acteurs du secteur. C'est le socle sur lequel viendront ensuite s'appuyer des textes d'application plus détaillés.
Restons prudents : à ce stade, on ne connaît pas encore le détail des mesures concrètes ni leur calendrier de mise en œuvre. Une seule source confirme l'information, ce qui invite à suivre l'évolution du dossier avant d'en tirer des conclusions définitives sur son impact réel pour les pêcheurs congolais.
Et pour les pêcheurs gabonais ?
La question n'est pas anodine pour le Gabon. Le pays partage avec la RDC les mêmes défis : des eaux riches mais menacées par la surpêche, une aquaculture encore balbutiante, et la nécessité de textes clairs pour protéger à la fois les ressources et les milliers de familles qui en vivent, d'Owendo à Port-Gentil.
Le Gabon a lui aussi engagé, ces dernières années, une réflexion sur la modernisation de son cadre légal en matière de pêche. Voir un pays voisin du bassin du Congo légiférer avec un tel consensus politique peut nourrir cette réflexion, sans pour autant préjuger des choix que fera Libreville. La pêche reste un enjeu régional, et ce qui se décide à Kinshasa a vocation, tôt ou tard, à circuler dans les débats gabonais.
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