Société

Retraités de l'armée : leurs droits sociaux enfin portés devant la Cour constitutionnelle

Une association d'anciens agents des Forces de défense et de sécurité a été reçue par la Haute juridiction pour défendre ses droits sociaux.

Ils ont servi l'État sous l'uniforme, parfois pendant des décennies. Aujourd'hui à la retraite, des anciens agents des Forces de défense et de sécurité du Gabon ont franchi mercredi les portes de la Cour constitutionnelle à Libreville pour faire entendre leurs préoccupations sur les prestations sociales et financières qui leur sont dues.

Bâtiment de la Cour constitutionnelle du Gabon à Libreville
La Cour constitutionnelle a reçu une délégation de retraités des Forces de défense et de sécurité.

Le geste a valeur de symbole autant que de nécessité. Une délégation de l'Union des agents retraités des Forces de défense et de sécurité du Gabon s'est rendue mercredi auprès du président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Aba'a Owono, pour exposer les difficultés qui pèsent sur les droits sociaux et les prestations financières des anciens serviteurs de l'État.

Derrière cette audience, il y a des hommes et des femmes qui ont porté l'uniforme, gardé les frontières, assuré la sécurité intérieure, et qui, une fois la retraite venue, se retrouvent confrontés à des questions très concrètes : pensions, indemnités, couverture sociale. Ce sont ces réalités du quotidien, souvent invisibles une fois le képi rangé, que l'organisation entend désormais porter devant les institutions.

Une association tout juste reconnue

Cette démarche auprès de la Haute juridiction n'est pas venue de nulle part. Elle intervient seulement quelques jours après que le ministère de l'Intérieur a reconnu légalement l'existence de cette union d'anciens agents. L'organisation a également été présentée officiellement aux autorités de la Défense nationale.

En clair : ce collectif de retraités vient tout juste de se structurer, et il n'a pas tardé à frapper aux bonnes portes. Se rendre à la Cour constitutionnelle, gardienne du respect des textes fondamentaux, c'est chercher un espace où les préoccupations sociales des anciens agents pourront être examinées avec le poids institutionnel qu'elles méritent.

Ce que cela peut changer, concrètement

Pour les familles concernées, l'enjeu n'est pas abstrait. Une pension qui tarde, une prestation mal calculée, un droit social flou, cela se traduit directement dans le budget d'un foyer, souvent après des années de service rendu à la Nation. Faire reconnaître ces préoccupations au plus haut niveau juridictionnel, c'est ouvrir la voie à un dialogue plus structuré entre les anciens agents et les pouvoirs publics.

L'association affirme vouloir désormais attirer l'attention des autorités sur ces questions. Reste à voir quelles suites concrètes seront données à cette démarche, et si d'autres audiences, notamment auprès des ministères compétents, viendront prolonger ce premier pas. Pour l'heure, c'est une porte qui s'est ouverte, et c'est déjà, pour ces retraités, une reconnaissance qui compte.

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