Société

Salaires SOGATRA : un seul mois en retard, dit le ministère

Le ministère des Transports coupe court à la rumeur de plusieurs mois d'arriérés chez les ex-agents de la SOGATRA.

Sur les réseaux sociaux, on parlait de salaires impayés depuis des mois chez les agents de l'ex-SOGATRA, en pleine fusion avec TRANSURB. Le ministère des Transports dit stop à l'emballement : un seul mois, celui de juin 2026, est en attente. Pas plus.

Bus de transport urbain à un arrêt à Libreville pendant la fusion SOGATRA TRANSURB
Le réseau de bus urbains est en pleine réorganisation avec la fusion SOGATRA/TRANSURB.

Dans les quartiers où roulent encore les bus jaunes, la rumeur avait de quoi inquiéter. Des agents en grève larvée, des salaires bloqués depuis des mois, une entreprise nationale en train de sombrer au moment même où elle change de nom : voilà ce qui circulait sur les réseaux ces derniers jours autour de la fusion entre la SOGATRA et TRANSURB.

Le ministère des Transports a voulu remettre les compteurs à zéro. Selon ses précisions, un seul mois de salaire est aujourd'hui en attente de règlement pour les agents de l'ex-SOGATRA : celui de juin 2026. Aucun autre mois ne serait dû à ce jour, et le mois suivant ne pourrait être compté comme un arriéré qu'une fois son échéance légale de paiement passée.

Une phase de transition, pas une crise

Fusionner deux sociétés de transport, ce n'est pas seulement repeindre des bus. C'est aussi transférer des dossiers, réorganiser une paie, faire remonter les mises à disposition budgétaires depuis les services de l'État jusqu'aux agents sur le terrain. Le ministère assure que cette prise en charge progressive est en cours de traitement, et que les démarches nécessaires sont engagées pour régulariser la situation dans les meilleurs délais.

Pour les chauffeurs, contrôleurs et agents administratifs de l'ex-SOGATRA, la nuance n'est pas anodine. Un mois de retard dans une fusion administrative, c'est une tension gérable. Plusieurs mois d'arriérés, c'est une famille qui bascule, un loyer qui ne se paie plus, une inscription scolaire en suspens. Le ministère insiste : ce n'est pas ce scénario-là qui se joue actuellement.

Ce que ça change concrètement

Pour les usagers des bus urbains de Libreville et d'ailleurs, cette clarification vise avant tout à éviter un effet boule de neige : la crainte d'une paralysie du réseau de transport si les agents venaient à se mobiliser sur la base d'une information exagérée. Le ministère rappelle que les engagements pris envers les travailleurs restent intacts et que rien n'indique un blocage durable des rémunérations.

Reste que la vigilance est de mise. Une fusion de cette ampleur, entre deux structures publiques, ne se règle pas en quelques semaines et les agents, eux, continuent d'attendre leur fiche de paie. Le Crieur suivra si le mois de juin est effectivement régularisé dans les délais annoncés — c'est là que se mesurera la parole donnée.

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