Société

Sept jours pour célébrer les femmes qui font bouger le Gabon

À la Maison Georges Rawiri, la 7e édition des Antô Winners Days a ouvert ses portes samedi sous le thème du leadership et de l'innovation féminine.

Entrepreneures, autrices, artisanes : elles étaient nombreuses samedi à Libreville pour le lancement des Antô Winners Days. Pendant sept jours, panels, ateliers et stands mettent en lumière des parcours de femmes qui, chacune à leur façon, pèsent déjà sur le développement du pays.

Stands d'exposition avec des visiteurs lors du lancement des Antô Winners Days à Libreville
Le lancement de la 7e édition des Antô Winners Days a rassemblé entrepreneures, autrices et artisanes à la Maison Georges Rawiri, à Libreville.

La Maison Georges Rawiri a des allures de vitrine, ce samedi 18 juillet. Sur les stands, on croise des livres, des objets d'artisanat, des créations de toutes sortes. Derrière chaque table, une histoire, souvent partie d'un besoin très personnel.

C'est le cas de Damaris Nguilly Allogho, auteure de La méthode des femmes qui tiennent, un livre accompagné d'un cahier d'activités et d'un agenda. Elle l'a conçu après avoir élevé un enfant en situation de handicap : ses outils s'adressent aux femmes qui jonglent, comme elle, entre difficultés du quotidien et volonté d'avancer.

Un thème, un objectif

Cette 7e édition s'inscrit dans le prélude à la Journée internationale de la femme africaine et se déroule sous le thème Femmes africaines en action : leadership, innovation et impact. Pendant sept jours, la plateforme Antô winners réunit des panels, des ateliers et des rencontres pensés pour donner de la visibilité au leadership féminin, du terrain associatif à l'entrepreneuriat.

À l'ouverture, la présidente de la plateforme, Frédérique Eyang Beyeme, a rappelé le rôle que jouent les femmes africaines dans le développement du continent. Un message qui résonne particulièrement à Libreville, où nombre d'initiatives locales portées par des femmes restent peu connues du grand public faute de tribune.

Des parcours, pas des discours

Ce qui frappe dans cette édition, c'est le choix de montrer plutôt que de proclamer. Les visiteurs qui ont parcouru les stands ont pu découvrir des produits, des ouvrages et des créations qui racontent, mieux qu'un long discours, ce que signifie concrètement l'entrepreneuriat féminin au Gabon : de l'artisanat transformé en petite entreprise, des savoir-faire transmis, des solutions inventées pour répondre à des problèmes du quotidien.

Pour les Gabonaises qui hésitent encore à se lancer, l'événement fait figure de vitrine et de réseau potentiel. Sept jours, ce n'est pas rien : le temps de nouer des contacts, de trouver un mentor, ou simplement de se dire que d'autres, avant elles, ont réussi à transformer une idée en projet viable.

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