International

Sierra Leone : Lungi se refait une beauté avant le sommet de la CEDEAO

Plus de 150 policiers et militaires sierra-léonais ont entamé un grand nettoyage de la ville avant l'arrivée des chefs d'État.

À Lungi, ville portuaire du nord-ouest de la Sierra Leone, la police et l'armée ont lancé mardi une opération de nettoyage d'ampleur. L'objectif : préparer la cité à accueillir le prochain sommet des chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO, l'organisation qui regroupe les pays d'Afrique de l'Ouest.

Agents de sécurité sierra-léonais nettoyant une rue en vue d'un sommet international
Des policiers et militaires sierra-léonais participent au nettoyage de Lungi avant le sommet de la CEDEAO.

Une mobilisation générale avant l'échéance diplomatique

À quelques jours d'un rendez-vous qui va braquer les projecteurs sur la Sierra Leone, les autorités ne veulent laisser aucune place à l'improvisation. Selon des informations relayées localement, plus de 150 recrues de la police sierra-léonaise ont été mobilisées mardi pour appuyer les opérations de nettoyage dans les rues de Lungi.

Ces forces travaillent main dans la main avec les Forces armées de la République de Sierra Leone et des habitants volontaires. Une alliance rare entre policiers, militaires et société civile, réunis autour d'un objectif commun : redonner à Lungi un visage présentable avant que les regards du continent ne se tournent vers elle.

Assainir, sécuriser, améliorer le quotidien

L'opération ne se limite pas à un simple coup de balai de façade. D'après les éléments communiqués, elle vise trois choses à la fois : améliorer l'assainissement, renforcer la sécurité et améliorer le cadre de vie de la population qui accueillera l'événement.

C'est là que l'initiative prend tout son sens pour les habitants. Un sommet international, ce n'est pas seulement des drapeaux et des cortèges officiels : c'est aussi, souvent, l'occasion de faire bouger des choses qui traînaient depuis longtemps — caniveaux bouchés, dépôts sauvages, éclairage défaillant. Reste à voir si ces efforts, engagés dans l'urgence d'un calendrier diplomatique, s'inscriront dans la durée une fois les officiels rentrés chez eux.

Ce que cela dit aussi de nos propres rendez-vous

Le Gabon n'appartient pas à la CEDEAO — il relève de la zone Afrique centrale — mais l'exercice auquel s'astreint aujourd'hui Lungi n'est pas sans écho pour Libreville. Chaque fois qu'une capitale africaine s'apprête à recevoir un sommet, c'est le même scénario : mobilisation des forces de l'ordre, grands nettoyages, embellissement express des axes stratégiques.

L'enjeu, ici comme ailleurs, est le même : montrer une image à la hauteur de l'événement, sans que cela ne reste un coup d'éclat sans suite pour les riverains. Une question que connaissent bien les habitants de tout pays hôte, du golfe de Guinée à l'Atlantique ouest-africain.

En attendant, à Lungi, le ballet des uniformes et des brouettes continue. Le sommet, lui, approche à grands pas.

À lire aussi