Société

Six ans après un accident, une salariée de SIGALLI attend justice

Blessée en 2020, Rose Epongoye dit ne plus tenir et lance un appel direct au président de la République.

Six ans après un accident survenu sur son lieu de travail, Rose Epongoye, épouse Ngombi, raconte un quotidien fait de douleurs et de démarches sans fin. Faute de réponse selon elle, elle a décidé de s'adresser publiquement au Président Oligui Nguema pour que sa situation soit enfin examinée.

Silhouette d'une femme dans un environnement de bureau ou d'usine, illustrant le monde du travail au Gabon
Une salariée dit attendre depuis six ans une issue à son dossier d'accident du travail.

Un accident, puis six années d'attente

En juillet 2020, Rose Epongoye, épouse Ngombi, est victime d'un accident alors qu'elle travaille au sein de l'entreprise SIGALLI. Depuis ce jour, dit-elle, sa vie n'a plus jamais été la même.

Selon son témoignage, les procédures se sont enchaînées sans aboutir, et six ans plus tard, elle affirme toujours attendre une issue concrète à son dossier. Elle décrit une situation d'usure, entre espoirs déçus et démarches répétées.

Un quotidien marqué par la douleur

Rose Epongoye évoque des douleurs chroniques qui, selon elle, ne l'ont jamais quittée depuis l'accident. Elle explique que ces séquelles pèsent sur sa vie de tous les jours, tant sur le plan physique que moral.

Elle affirme également ne pas avoir bénéficié d'une prise en charge à la hauteur de ce qu'elle attendait, une situation qu'elle qualifie de calvaire. Ces éléments relèvent, à ce stade, du témoignage de la victime et n'ont pas encore été confirmés de façon indépendante.

Un appel direct au chef de l'État

Face à ce qu'elle décrit comme une impasse, Rose Epongoye a choisi d'interpeller publiquement le Président Oligui Nguema, espérant que son cas retienne l'attention des autorités compétentes. Ce type d'appel, de plus en plus fréquent chez des citoyens confrontés à des lenteurs administratives ou judiciaires, traduit un besoin fort d'être entendu au plus haut niveau.

À ce jour, ni l'entreprise mise en cause ni les autorités concernées ne se sont exprimées publiquement sur ce dossier. Le Crieur rappelle que les faits rapportés reposent, pour l'instant, sur le seul témoignage de la personne concernée et qu'ils méritent d'être examinés avec la prudence qui s'impose.

Ce que dit la réglementation sur les accidents du travail

Au Gabon, tout salarié victime d'un accident survenu sur son lieu de travail est en principe couvert par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), qui doit assurer prise en charge médicale et indemnisation selon la gravité des séquelles. Lorsque les démarches s'enlisent, les recours passent généralement par l'inspection du travail, puis, en cas de litige persistant, par la voie judiciaire.

Ce cadre existe pour protéger les travailleurs, mais son application concrète dépend de la diligence des employeurs, des organismes sociaux et des tribunaux. C'est précisément ce délai d'application que Rose Epongoye dit avoir subi pendant six ans.

Ce qu'il faut retenir

Cette affaire illustre les difficultés que peuvent rencontrer des travailleurs gabonais après un accident professionnel, lorsque les procédures s'étirent dans le temps. Elle rappelle aussi l'importance, pour les institutions compétentes, de garantir un traitement rapide et transparent de ce type de dossier.

Le Crieur suivra l'évolution de cette situation et donnera la parole, si elles le souhaitent, aux parties concernées afin d'apporter un éclairage complet sur ce dossier.

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