Politique

Textes de loi : le gouvernement veut simplifier leur écriture

Le Secrétariat général du gouvernement a réuni ses équipes pour revoir la manière dont sont rédigés lois, décrets et arrêtés.

Ce vendredi 10 juillet, le Secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo, a présidé une séance de travail consacrée à la rédaction des textes normatifs — comprendre : les lois, décrets et arrêtés qui organisent la vie du pays. Objectif affiché : moderniser une pratique juridique jugée perfectible, pour des textes plus clairs et mieux appliqués.

Une réunion technique, mais aux effets concrets

On a tendance à penser que la fabrication des lois est une affaire lointaine, réservée aux juristes et aux couloirs de l'administration. C'est pourtant elle qui détermine, in fine, si une mesure annoncée pour les Gabonais se traduit vraiment dans le quotidien — ou si elle reste lettre morte, coincée dans un texte mal rédigé, ambigu ou difficile à appliquer sur le terrain.

C'est tout l'enjeu de la séance de travail tenue ce vendredi 10 juillet au Secrétariat général du gouvernement (SGG), l'institution chargée de préparer et de mettre en forme les textes avant leur adoption. Abdu Razzaq Guy Kambogo, Secrétaire général du gouvernement, l'a présidée avec son adjoint Christian Emane Nna.

Que veut dire « moderniser la rédaction des textes » ?

Selon nos informations, la réflexion porte sur la pratique juridique elle-même : la façon dont un texte normatif — loi, décret, arrêté — est pensé, structuré et rédigé avant de s'appliquer à tous. Un texte mal écrit peut créer des flous d'interprétation, ralentir son exécution ou nourrir des contentieux inutiles devant les tribunaux.

À l'inverse, une rédaction plus rigoureuse et harmonisée peut accélérer la mise en œuvre des politiques publiques et rendre la loi plus lisible pour ceux qui doivent l'appliquer au quotidien : fonctionnaires, magistrats, avocats, mais aussi simples citoyens confrontés à une administration ou une démarche.

Ce que cela peut changer pour les Gabonais

Pour l'instant, les contours précis de cette réforme n'ont pas encore été détaillés publiquement. Mais l'intention affichée mérite d'être suivie : des textes plus clairs, c'est potentiellement moins de zones d'ombre pour les usagers, moins de recours en justice liés à des formulations ambiguës, et une administration mieux armée pour appliquer les décisions prises en Conseil des ministres.

Le Crieur suivra les suites concrètes données à cette séance de travail, notamment si de nouvelles procédures de rédaction ou des outils de formation destinés aux juristes de l'administration venaient à être annoncés.

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