Transports : les agents offrent un cadeau inédit à leur ministre
Une semaine après une journée de réformes marathon, les partenaires sociaux du ministère des Transports ont voulu dire merci à leur façon.
Du jamais-vu au ministère des Transports, de la Marine Marchande et de la Logistique : les représentants du personnel ont remis un présent symbolique au ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi. Un geste rare, venu saluer une série de décisions concrètes prises trois jours plus tôt, le 24 juillet 2026, qui touchent directement au quotidien des agents.

Ça ne s'était jamais vu dans les couloirs de ce ministère. Les partenaires sociaux, ceux qui représentent d'habitude les revendications et les grognes du personnel, ont pris l'initiative d'offrir un cadeau à leur ministre. Pas une médaille officielle, pas un discours protocolaire : un présent choisi par eux-mêmes, pour dire merci.
Une journée qui a changé la donne
Tout part du 24 juillet 2026, une journée que les agents décrivent comme marathon. Ce jour-là, le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi a présidé la signature du traité de fusion entre la SOGATRA et Trans'Urb, donnant naissance à la Compagnie Nationale de Transport, la CNT. Il a aussi procédé à la remise officielle de 23 véhicules à l'ASECNA, avant de visiter des directions générales et des centres fraîchement réhabilités, avec du mobilier entièrement renouvelé.
Dans la foulée, deux bus ont été remis en service pour transporter les agents de la Direction générale des transports terrestres et de la Direction générale de la météorologie. Le centre d'examen du permis de conduire, lui, a reçu deux véhicules neufs. Des gestes qui touchent au concret : comment on se déplace pour aller travailler, dans quelles conditions on exerce son métier.
Le porte-parole des agents témoigne
C'est le porte-parole des partenaires sociaux qui a résumé l'esprit de la démarche. « C'est la première fois que nous, partenaires sociaux, décidons de notre propre chef d'offrir un présent à un ministre. Nous reconnaissons et constatons les nombreux investissements réalisés, qui placent véritablement l'Homme au centre du développement », a-t-il déclaré, au nom de l'ensemble des représentants du personnel.
Ce type de reconnaissance spontanée, venue de la base plutôt que d'en haut, dit quelque chose du climat social au sein du département. Elle ne remplace évidemment pas les indicateurs de fond, ni les attentes qui peuvent demeurer sur d'autres dossiers du secteur des transports. Mais elle vient saluer des décisions qui ont un effet mesurable et immédiat sur les conditions de travail.
Ce que ça change pour les Gabonais
Pour les usagers, la naissance de la CNT, issue de la fusion SOGATRA-Trans'Urb, pourrait annoncer une réorganisation du transport urbain, un secteur souvent pointé du doigt pour ses insuffisances à Libreville et ailleurs. Pour les agents du ministère, la rénovation des locaux et le renouvellement du parc automobile sont des améliorations tangibles, loin des grandes annonces sans lendemain. La suite dira si cette dynamique se traduit, dans les mois qui viennent, par une offre de transport plus fiable pour le grand public.
À lire aussi

Déchets urbains : le ministre de l’Intérieur reçoit un groupe international
Le ministre de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Développement local, Adrien Nguema Mba, a reçu une délégation du groupe Jospong International Business. Au cœur des échanges : la gestion des déchets, un casse-tête quotidien pour des milliers de familles à Libreville, Port-Gentil ou Franceville.
À la uneOligui Nguema à Abidjan pour les 66 ans de l'indépendance ivoirienne
Le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a foulé mardi le sol ivoirien en compagnie de la Première Dame Zita Oligui Nguema. Objectif de ce déplacement : représenter le Gabon aux cérémonies du 66e anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, célébrée chaque 7 août.
À la uneUniversités : le chef de l’État veut des campus à la hauteur du pays
Le Chef de l’État s’engage pour des campus universitaires à la hauteur des ambitions nationales, selon une annonce du ministère de l’Enseignement supérieur. Une déclaration qui remet l’état des infrastructures universitaires au cœur de l’agenda public, dans un pays où des générations d’étudiants dénoncent depuis longtemps l’état de leurs amphithéâtres et de leurs résidences.