International

Un livreur tué à Abidjan : une élue promet de scolariser ses enfants

À Cocody, l'assassinat d'un livreur à moto suscite un élan de solidarité venu des autorités locales.

À Abidjan, la mort violente de Mamadou Koné, livreur à moto tué par des bandits dans la commune de Cocody, a bouleversé son quartier. Une élue locale s'est engagée à prendre en charge l'intégralité de la scolarité de ses enfants, un geste qui vient s'ajouter aux soutiens déjà exprimés par le gouvernement ivoirien.

Livreur à moto casqué roulant dans une rue urbaine animée
Les livreurs à moto sont une présence quotidienne dans les grandes villes d'Afrique de l'Ouest, comme à Abidjan.

Un crime qui a choqué Cocody

Mamadou Koné exerçait comme livreur à moto, un de ces métiers du quotidien qui sillonnent les rues d'Abidjan à toute heure pour apporter repas et colis. Il a été tué par des bandits dans la commune de Cocody, selon des informations concordantes venues de Côte d'Ivoire. Les circonstances exactes de cette agression n'ont pas été détaillées publiquement, et la prudence reste de mise tant que l'enquête n'a pas livré ses conclusions.

Depuis l'annonce du drame, les marques de soutien se multiplient autour de la famille du défunt. Le ministre ivoirien Amadou Koné avait déjà exprimé, au nom du gouvernement, la compassion des autorités face à ce meurtre qui a ému au-delà du seul voisinage du livreur.

Une prise en charge scolaire annoncée

C'est dans ce climat que la députée-maire de Gohitafla, Naya Jarvis Zamblé, a annoncé s'engager à assurer l'intégralité de la scolarité des enfants de Mamadou Koné. Un geste concret, qui dépasse la simple parole de compassion pour se traduire, si les modalités sont tenues, par une prise en charge durable de leur éducation.

L'élue, empêchée de se déplacer personnellement selon les informations disponibles, aurait donné des instructions en ce sens. Les détails pratiques de cet engagement — établissements concernés, durée exacte de la prise en charge — n'ont pas encore été précisés.

Ce que cela dit d'un métier à risque

Cette affaire, si elle se déroule à Abidjan, résonne aussi au Gabon où les livreurs à moto sont devenus une figure familière des rues de Libreville ou de Port-Gentil. Elle rappelle la vulnérabilité de ces travailleurs souvent seuls sur la route, exposés aux agressions, et la valeur des gestes de solidarité quand le pire survient.

Aucune date n'a été communiquée pour la mise en œuvre concrète de la promesse de la députée-maire. Les familles de victimes de ce type de drame trouvent rarement une réparation financière immédiate ; l'engagement d'une prise en charge scolaire, s'il se confirme dans la durée, offrirait aux enfants de Mamadou Koné une continuité que le deuil, seul, ne peut garantir.

À lire aussi