Économie

Un taxi-avion pour désenclaver le tourisme gabonais ?

Une rencontre à Libreville relance l'idée d'un service aérien léger pour rapprocher les sites touristiques du pays.

Une rencontre s'est tenue à Libreville entre le professeur Marcelle Ibinga et Landry Mboumba autour d'un projet de taxi-avion destiné à soutenir le tourisme gabonais. L'idée, encore à un stade de discussion, viserait à faciliter l'accès aux zones touristiques souvent difficiles à rejoindre par la route. Une piste intéressante, mais qui reste pour l'instant au stade des échanges.

Petit avion de tourisme posé sur une piste rudimentaire entourée de forêt
Un taxi-avion pourrait, à terme, relier plus facilement les sites touristiques isolés du pays.

Une idée qui circule, pas encore un projet acté

À Libreville, une rencontre a réuni le professeur Marcelle Ibinga et Landry Mboumba autour d'un sujet qui parle à tous ceux qui rêvent de voir le Gabon profond mieux relié : le taxi-avion. Concrètement, il s'agit d'un service de petits avions pouvant se poser sur des pistes courtes, pour transporter rapidement des voyageurs vers des zones isolées, parcs nationaux, lodges ou villages qui n'ont ni route bitumée ni aéroport digne de ce nom.

Selon nos informations, cette rencontre ouvre des perspectives, sans qu'un calendrier ou un montage financier précis n'ait encore été rendu public. Il s'agit à ce stade d'une piste de travail, évoquée dans un cadre que l'on qualifie de diplomatie touristique, c'est-à-dire l'idée de faire du tourisme un levier de rapprochement entre acteurs publics et privés, gabonais et étrangers.

Ce que ça changerait, concrètement, pour les Gabonais

Si un tel service voyait le jour, l'impact le plus direct concernerait les habitants des zones enclavées, aujourd'hui contraints à de longues heures de piste pour rallier certains points du territoire. Désenclaver, c'est aussi désenclaver l'économie locale : plus de visiteurs, plus de nuitées, plus de petits commerces qui vivent du passage des touristes.

Pour les professionnels du secteur, un taxi-avion représenterait un outil supplémentaire pour vendre le Gabon comme destination de nature, avec ses parcs classés à l'Unesco et ses réserves peu accessibles par la route. Mais un tel projet suppose des investissements lourds : flotte d'appareils, pistes aux normes, formation de pilotes et de personnel au sol. Rien de tout cela n'a été détaillé pour l'instant.

Prudence de mise

Cette information repose à ce jour sur une seule source, ce qui invite à la prudence. Aucun document officiel, aucune déclaration publique des deux personnalités citées n'est venue confirmer un engagement formel ou un calendrier de mise en œuvre. Le Crieur suivra l'évolution de ce dossier et reviendra vers ses lecteurs dès que des éléments supplémentaires, vérifiés et recoupés, seront disponibles. En attendant, l'idée mérite d'être suivie : elle touche à un vrai besoin, celui de rapprocher le Gabon de lui-même.

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