Économie

Une Camerounaise à la tête du financement pour l'Afrique centrale

Claude Owona Ekoto prend les rênes du secteur financier pour la région, Gabon compris, au sein de la Société financière internationale.

La Camerounaise Claude Owona Ekoto vient d'être nommée directrice régionale de l'industrie pour le Groupe des institutions financières à la Société financière internationale (SFI), la branche « secteur privé » du Groupe de la Banque mondiale. Sa zone de supervision couvre l'Afrique centrale, donc le Gabon, ainsi que l'Afrique de l'Ouest anglophone.

Bâtiment ou symbole institutionnel lié à la Banque mondiale et au financement du secteur privé en Afrique
La Société financière internationale, branche « secteur privé » du Groupe de la Banque mondiale, pilote désormais sa stratégie régionale sous une nouvelle direction.

Qui est cette nouvelle directrice

Selon un communiqué de l'institution, Claude Owona Ekoto dirigera désormais la stratégie et les opérations de la SFI auprès des banques et institutions financières de sa zone. Concrètement, elle doit veiller à ce que l'argent circule mieux entre les grands bailleurs internationaux et les établissements financiers présents sur le terrain, du Cameroun au Gabon en passant par le Ghana ou le Nigeria.

Son mandat prioritaire, précise le communiqué, est l'élargissement de l'accès au financement pour les institutions financières de ces marchés. Autrement dit : aider les banques locales à obtenir davantage de ressources, pour qu'elles puissent à leur tour prêter plus facilement aux entreprises et aux particuliers.

Ce que ça peut changer à Libreville

Pour un pays comme le Gabon, où l'accès au crédit reste souvent cité comme un frein par les petites entreprises et les artisans, ce type de poste régional n'est pas anodin. La SFI travaille régulièrement avec des banques commerciales et des institutions de microfinance en Afrique centrale, et une meilleure articulation entre Washington et les guichets locaux peut, à terme, se traduire par des lignes de crédit plus accessibles.

Il faut toutefois rester mesuré : une nomination ne vaut pas encore un projet concret sur le sol gabonais. Aucun programme spécifique n'a pour l'instant été annoncé pour le pays. C'est la feuille de route que la nouvelle directrice déclinera dans les prochains mois qui donnera la mesure réelle de l'impact pour les entrepreneurs et les ménages de la sous-région.

À suivre

Les acteurs financiers gabonais — banques, associations professionnelles, organismes de microcrédit — auront intérêt à suivre les annonces à venir de la SFI. Si les intentions affichées se traduisent par des accords concrets, cela pourrait ouvrir de nouvelles marges de manœuvre pour financer logement, PME ou agriculture, des secteurs où le besoin de capitaux reste criant au Gabon.

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