Société

Une tribune interpelle : la loi est-elle la même pour tous au Gabon ?

Un texte d'opinion relance le débat sur l'égalité devant la loi à l'heure de la Vème République.

Une tribune libre récemment publiée pose une question simple mais dérangeante : la République gabonaise protège-t-elle tous ses citoyens de la même manière, ou certains bénéficient-ils d'un traitement à part ? Sans nommer personne, le texte interroge un principe fondateur : l'égalité devant la loi. Un sujet qui, à Libreville comme dans les provinces, résonne dans les conversations du quotidien.

Statue symbolique de la balance de la justice devant un bâtiment public au Gabon
Photo d'archives — Journal officiel de la République française. Lois et décrets. Journaux officiels (Paris) 1907-10-07 (Guy Boulianne, Public domain, Wikimedia Commons)

Une question qui dérange, posée sans détour

Dans une tribune libre mise en ligne récemment, un auteur pose un constat qui mérite d'être pris au sérieux, même s'il reste formulé de façon générale et sans viser de personne précise : une République ne se mesure pas à la protection qu'elle accorde aux puissants, mais à l'égalité de traitement qu'elle garantit à chacun de ses citoyens.

Le texte évoque le sentiment, partagé par certains Gabonais, que « les fils des uns » sembleraient parfois bénéficier d'une protection que d'autres n'ont pas. Aucun nom, aucun dossier précis n'est cité. C'est une opinion, un ressenti mis en mots — pas un dossier judiciaire, pas une accusation établie. Il convient de le lire pour ce qu'il est : une contribution au débat public, pas un verdict.

Pourquoi ce débat touche tout le monde

À Nkembo, à Akanda, à Owendo, quand on discute au marché ou dans les taxis-brousse, la question de la justice « à deux vitesses » revient souvent. Ce n'est pas nouveau. Mais elle prend un relief particulier au moment où le Gabon construit sa Vème République, censée incarner une refondation des institutions et de la confiance entre l'État et les citoyens.

Ce que dit, en creux, cette tribune, c'est que la solidité d'une nouvelle République ne se juge pas seulement à ses textes ou à ses institutions rénovées. Elle se juge aussi à la manière dont le citoyen ordinaire perçoit son propre rapport à la loi : est-elle la même pour le fonctionnaire de quartier que pour le fils d'un notable ? La question, posée ainsi, n'a rien d'anecdotique.

Ce qu'il faut retenir, et ce qu'on ne sait pas

Il faut le dire avec clarté : les faits communs confirmés ici se limitent au contenu même de cette tribune d'opinion. Aucune source supplémentaire ne vient à ce stade corroborer ou détailler des cas précis de traitement inégal devant la justice. Rester prudent, c'est aussi respecter les personnes qui pourraient être visées, même indirectement, par ce type de propos généraux.

Ce qui est certain, en revanche, c'est que le principe d'égalité devant la loi figure parmi les fondations sur lesquelles une République se construit — ou se fragilise. Le débat que soulève ce texte n'appelle pas de réponse simple, mais il mérite d'être entendu, discuté, et surtout suivi par des faits concrets, vérifiables, dans les mois qui viennent.

Et pour les Gabonais, qu'est-ce que ça change ?

Rien de tangible, pour l'instant, dans le quotidien de chacun. Mais ce genre de tribune a une utilité : elle rappelle aux institutions, à tous les niveaux, que la confiance citoyenne se gagne dans le traitement égal de chaque dossier, du plus modeste au plus en vue. Ce sera aux faits, dans la durée, de confirmer ou d'infirmer ce sentiment d'inégalité évoqué par l'auteur.

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