Société

Vie chère : un méga marché aux PK avant la fin du mois

Le gouvernement et la Centrale d'achat promettent des quotas et un grand marché populaire pour desserrer l'étau des prix.

Face à la flambée des prix qui pèse sur les ménages, le gouvernement et la Centrale d'achat annoncent la mise en place de quotas et l'ouverture d'un méga marché dans la zone des PK, à Libreville, d'ici la fin du mois. Une mesure présentée comme une réponse concrète aux dérives spéculatives dénoncées depuis plusieurs semaines.

Marché populaire animé à Libreville avec étals de produits alimentaires
La zone des PK, à Libreville, doit accueillir un méga marché destiné à proposer des prix plus abordables.

À l'épicerie du coin comme au marché du quartier, la même plainte revient : tout augmente, et le panier de la ménagère se vide plus vite qu'avant. C'est ce constat, partagé par des milliers de familles gabonaises, que l'Exécutif dit vouloir corriger avec des mesures annoncées ce mercredi 22.

Des quotas pour calmer la spéculation

Selon les informations recueillies, le gouvernement et la Centrale d'achat au Gabon travaillent à l'instauration de quotas sur certains produits de grande consommation. L'objectif affiché : éviter que des intermédiaires ne stockent des denrées pour créer une pénurie artificielle et faire grimper les prix. Cette mesure s'inscrit dans la suite des directives données par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors de son discours devant le Parlement réuni en congrès le 15 juin dernier, où la vie chère avait été pointée comme une priorité nationale.

Ce genre de dérive n'est pas nouveau à Libreville. Des grossistes, parfois en position de quasi-monopole sur certains produits, ont souvent été accusés de gonfler artificiellement les prix du riz, de l'huile ou du sucre. Les quotas visent justement à limiter cette capacité à peser sur le marché.

Un méga marché aux PK, promesse de prix plus justes

Deuxième volet de la riposte : l'ouverture d'un méga marché dans la zone des PK d'ici la fin du mois. L'idée est simple sur le papier : rapprocher producteurs et consommateurs pour réduire le nombre d'intermédiaires qui, à chaque étape, ajoutent leur marge sur le prix final.

Pour les habitants de cette zone populaire de Libreville, où beaucoup de familles vivent au jour le jour, la promesse d'un lieu où trouver des produits à prix plus abordables n'est pas un détail. C'est une question de fin de mois, littéralement.

Ce qu'il reste à vérifier

À ce stade, l'annonce reste une déclaration d'intention dont les contours pratiques — produits concernés, mécanisme précis des quotas, date exacte d'ouverture du marché — n'ont pas encore été détaillés publiquement. Les Gabonais attendent surtout des résultats mesurables : des prix qui baissent réellement dans les rayons, pas seulement dans les discours.

Le Crieur suivra la mise en œuvre de ces mesures sur le terrain, aux PK comme ailleurs, pour vérifier si la promesse se traduit en soulagement concret pour les ménages.

À lire aussi