Vol de matériel SEEG : un réseau présumé démantelé à Libreville
Plusieurs personnes soupçonnées de recel d'équipements de la SEEG ont été interpellées par la Direction générale des recherches.
Des câbles, des compteurs, du matériel technique qui disparaissent des chantiers ou des dépôts : c'est le quotidien contre lequel lutte la SEEG depuis des années. Selon nos informations, la Direction générale des recherches (DGR) vient d'interpeller plusieurs personnes soupçonnées d'appartenir à un réseau de recel de matériels appartenant à la société d'eau et d'électricité. L'enquête se poursuit et la présomption d'innocence s'applique à ce stade à toutes les personnes interpellées.

Un coup de filet à Libreville
L'affaire s'est jouée dans la capitale. D'après nos informations, la DGR a mis la main sur plusieurs individus suspectés d'être liés à un réseau de recel de matériels de la SEEG. Aucun détail précis n'a pour l'instant filtré sur le nombre exact de personnes interpellées, ni sur la nature exacte des équipements retrouvés.
À ce stade de la procédure, il s'agit de personnes soupçonnées, et non de coupables déclarés. La justice devra établir les responsabilités de chacun, et rien ne permet à ce jour de préjuger de l'issue de l'enquête.
Un fléau qui touche directement les usagers
Le vol ou le recel de matériel technique n'est pas un simple fait divers pour les Gabonais. Câbles, transformateurs, compteurs ou pièces détachées disparus, ce sont souvent des coupures d'eau ou d'électricité prolongées dans les quartiers, des chantiers de réparation qui traînent, des factures de remplacement qui pèsent sur les finances de l'entreprise publique.
À Libreville comme ailleurs dans le pays, ces incidents alimentent une frustration bien réelle chez les abonnés, qui subissent les conséquences de vols qu'ils n'ont pas commis. Chaque pièce volée retarde une intervention sur le réseau, dans un quartier qui attend parfois depuis des semaines.
Ce que cette opération pourrait changer
Si les faits sont confirmés par l'enquête, ce démantèlement présumé serait un signal fort envoyé aux filières qui prospèrent autour du matériel technique des sociétés publiques. Cela suppose une coordination entre la SEEG et les services de sécurité, un point souvent réclamé par les riverains des installations sensibles.
Pour l'instant, une seule chose est certaine : l'enquête se poursuit, et Le Crieur suivra son évolution avec la prudence qu'imposent les procédures judiciaires en cours. Aucune identité, aucune charge précise n'a été confirmée à ce jour, et rien ne doit être présenté comme acquis avant que la justice ne se prononce.
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