Politique

Le gouvernement met en garde contre les insultes en ligne visant le chef de l'État

Le porte-parole du gouvernement, Germain Biahodjow, appelle les internautes gabonais à plus de retenue sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement gabonais a condamné fermement, ce mardi, la multiplication de propos jugés injurieux à l'égard du Président de la République sur les réseaux sociaux. Par la voix de son porte-parole, il rappelle que la liberté d'expression en ligne ne dispense pas du respect des personnes et des institutions.

Main tenant un smartphone avec des icônes de réseaux sociaux affichées à l'écran
Le gouvernement appelle à plus de retenue dans les échanges sur les réseaux sociaux.

Sur les groupes WhatsApp, les fils Facebook ou les commentaires TikTok, le ton monte parfois vite dès qu'il est question de politique. C'est ce climat que le gouvernement a voulu recadrer à travers une communication officielle portée par son porte-parole, Germain Biahodjow.

Le communiqué évoque des propos qualifiés de gravement injurieux et outrageants à l'endroit du Président de la République, constatés récemment sur plusieurs plateformes numériques. Le gouvernement dit les condamner fermement, sans détailler publiquement leur contenu ni leurs auteurs.

Un rappel, pas une chasse aux sorcières

Dans son propos, Germain Biahodjow insiste sur une idée simple : s'exprimer librement en ligne n'autorise pas à insulter, à humilier ou à outrager. Le numérique, dit-il en substance, reste un espace public comme un autre, soumis aux mêmes exigences de respect que la rue ou le marché.

Ce rappel s'adresse à tous les internautes gabonais, jeunes en tête, très présents sur les réseaux sociaux où circulent aussi bien des débats sincères que des messages haineux relayés sans vérification. Le gouvernement demande davantage de responsabilité dans la manière de partager, de commenter et de réagir en ligne.

Ce que ça change concrètement

Pour l'instant, aucune mesure coercitive nouvelle n'a été annoncée : il s'agit d'un avertissement solennel plutôt que d'une annonce de poursuites systématiques. Mais le message est clair pour quiconque utiliserait les réseaux pour insulter des personnalités publiques : les propos injurieux en ligne ne sont pas anodins et peuvent avoir des conséquences, y compris judiciaires selon la législation en vigueur sur la cybercriminalité.

Pour les familles gabonaises, cette communication est aussi une invitation à la vigilance sur ce qui circule dans les téléphones du quotidien. Beaucoup de messages partagés à la hâte, dans un groupe familial ou communautaire, contiennent des propos que leurs auteurs eux-mêmes regretteraient s'ils prenaient le temps de les relire.

Le gouvernement, à travers cette sortie, mise sur la pédagogie avant la sanction : rappeler les règles du jeu démocratique et numérique avant d'en arriver à des mesures plus dures.

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