Politique

À Mouila, les députés écoutent enfin les commerçantes

Deux élus de l'UDB sont allés à la rencontre des femmes du secteur informel pour recueillir leurs doléances.

Ce lundi, à Mouila, les honorables Jean-Honoré Tendélé et Pierre-Didace Bouka ont tendu l'oreille aux commerçantes des 1er et 2e arrondissements. Au menu de cet échange : les difficultés quotidiennes de celles qui font vivre les marchés de la ville. Deux doléances principales ont émergé de cette rencontre de terrain.

Des commerçantes vendent leurs produits sur un marché à Mouila, dans le sud du Gabon.
Le secteur informel occupe une place centrale dans l'économie quotidienne de Mouila.

Une rencontre de proximité voulue par les élus

Les marchés de Mouila grouillent chaque jour de vendeuses qui négocient, pèsent, encaissent, souvent debout depuis l'aube. Ce sont elles que les élus de l'Union Démocratique des Bâtisseurs sont allés voir, sur leur propre terrain, plutôt que de les convoquer dans un bureau.

La délégation, conduite par les honorables Jean-Honoré Tendélé et Pierre-Didace Bouka — ce dernier suppléant de la ministre Marcel Ibinga-Itsitsa —, était accompagnée du délégué provincial de la Ligue des Jeunes, Ruffin Ngady Massande. Un signe que le parti mobilise plusieurs générations de militants autour des questions du secteur informel.

Ce que réclament les commerçantes

Selon les informations recueillies sur place, deux doléances principales ont été formulées par les femmes rencontrées. Les détails précis de ces revendications n'ont pas encore été rendus publics dans leur intégralité, mais elles s'inscrivent dans les préoccupations habituelles de ce secteur : conditions d'exercice de l'activité, accès aux infrastructures marchandes, ou encore sécurité des recettes journalières.

Ce type de rencontre a une utilité concrète : il permet aux élus de repartir avec une liste de besoins réels, exprimés par les premières concernées, plutôt que de deviner ce qui pose problème depuis un bureau de l'Assemblée nationale.

Et maintenant ?

Pour les commerçantes de Mouila, l'enjeu est simple : que cette écoute se traduise en actions. Le secteur informel fait vivre des milliers de familles gabonaises, souvent sans filet de sécurité ni statut officiel, et chaque geste des pouvoirs publics vers ces travailleuses compte.

Reste à voir comment l'UDB donnera suite à ces doléances dans les prochaines semaines. Les habitants du 1er et du 2e arrondissement, eux, attendent des résultats visibles plus que des promesses.

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