Blanchiment d'argent : le Gabon attendu à Ndjamena en octobre
Le ministre de la Justice recevra bientôt l'invitation officielle pour représenter le pays lors d'un grand rendez-vous régional contre le blanchiment des capitaux.
Le Garde des Sceaux Augustin Emane a reçu le 17 juillet le secrétaire permanent du Gabac, l'organisme régional chargé de traquer le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Au menu des discussions : la préparation de la 15ème session plénière prévue le 3 octobre 2026 au Tchad, où le Gabon sera présent.

Une audience pour préparer l'échéance d'octobre
Ce vendredi 17 juillet 2026, dans les bureaux du ministère de la Justice, André Kanga, secrétaire permanent du Groupe d'action contre le blanchiment en Afrique Centrale (Gabac), a été reçu par le ministre gabonais de la Justice, Garde des Sceaux et chargé des Droits humains, Augustin Emane. Rien d'anodin dans cette rencontre : elle prépare le terrain d'un rendez-vous régional majeur, la 15ème session plénière du Gabac, fixée au 3 octobre 2026 à Ndjamena, au Tchad.
Le secrétaire permanent a profité de l'entretien pour rappeler le rôle de son organisation : accompagner les États membres d'Afrique Centrale dans l'évaluation de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux. Une mission technique, mais qui touche directement à la crédibilité économique et financière de chaque pays membre, dont le Gabon.
Ce que Ndjamena va évaluer
Parmi les points soulevés lors de cette audience, un dossier a été particulièrement mis en avant : l'évaluation pays du 3ème cycle relatif au recouvrement des avoirs. En clair, il s'agit de vérifier la capacité d'un État à récupérer l'argent issu d'activités illégales — corruption, trafics, détournements — et à le remettre dans les circuits légaux. André Kanga a insisté sur la nécessité, pour les pays membres, de préparer ce dossier avec minutie avant l'échéance d'octobre.
Augustin Emane a répondu favorablement à l'invitation, se disant honoré de représenter le Gabon lors de ces assises. Il a également rappelé l'enjeu de fond : ces rencontres servent à renforcer, à l'échelle de la sous-région, la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, deux fléaux qui fragilisent les économies d'Afrique Centrale quand ils ne sont pas combattus collectivement.
Et pour le Gabonais du quotidien ?
On pourrait se demander en quoi ces discussions entre hauts fonctionnaires concernent le citoyen ordinaire. La réponse tient en un mot : la confiance. Un pays jugé sérieux dans sa lutte contre le blanchiment inspire davantage confiance aux investisseurs et aux partenaires financiers internationaux — ce qui, à terme, peut peser sur l'accès aux financements, aux marchés et aux mécanismes de coopération économique dont dépend, indirectement, l'emploi local.
La prochaine étape est désormais connue : rendez-vous le 3 octobre à Ndjamena. D'ici là, les services du ministère de la Justice devront affiner le dossier gabonais, pièce attendue par l'ensemble des pays membres du Gabac.
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