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Centrafrique : une application pour moderniser les finances publiques

Bangui mise sur l'outil numérique Simba pour rendre l'administration plus transparente.

À Bangui, le gouvernement centrafricain accélère le déploiement d'un applicatif baptisé Simba, présenté comme la future colonne vertébrale de l'administration financière du pays. Le ministre des Finances a présidé lundi une réunion de suivi de ce projet, qui doit, selon lui, renforcer la transparence et l'efficacité de la gestion publique. Une information encore portée par une seule source à ce stade, que nous rapportons avec la prudence qu'elle impose.

Illustration d'un écran d'ordinateur affichant des données budgétaires et administratives
L'applicatif Simba doit centraliser la gestion administrative et financière de l'État centrafricain.

Le lundi 13 juillet, à Bangui, le ministre centrafricain des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, a réuni le comité de pilotage du projet SAFE pour faire le point sur l'avancement d'un outil numérique appelé Simba. Selon nos informations, cet applicatif est appelé à devenir le socle du système administratif et financier de la République centrafricaine.

Un outil pour fiabiliser la gestion de l'argent public

Dans les grandes administrations d'Afrique centrale, la modernisation des circuits financiers reste un défi de taille : lourdeur des procédures, manque de traçabilité, risques de pertes ou de détournements dans la chaîne de la dépense publique. C'est précisément ce que Simba est censé corriger, en centralisant les données budgétaires et administratives sur une seule plateforme.

Le ministre Ndoba a résumé l'enjeu en des termes clairs : « La mise en œuvre de l'applicatif Simba marque une avancée significative vers une administration plus transparente, plus efficace et plus responsable », a-t-il déclaré, y voyant « un pas décisif » pour la gestion des finances publiques centrafricaines.

Pourquoi ce chantier intéresse aussi les pays voisins

Ce type de projet n'est pas isolé. Partout dans la sous-région Cemac, les États cherchent à digitaliser leurs administrations pour limiter les fuites de recettes et accélérer le traitement des dossiers des citoyens et des entreprises. Les enjeux sont les mêmes qu'à Libreville ou ailleurs : une administration qui gère mieux l'argent public, c'est en théorie plus de moyens pour les routes, les écoles ou les hôpitaux.

À ce stade, l'information provient d'une source unique et mérite d'être suivie avec prudence, en attendant confirmation des étapes concrètes de déploiement et de leurs premiers résultats sur le terrain.

Ce qu'il faut retenir

Simba n'est encore qu'un projet en cours de déploiement, sans calendrier précis rendu public ni bilan chiffré à ce jour. Mais l'initiative illustre une tendance de fond en Afrique centrale : celle d'États qui misent sur le numérique pour tenter de rendre la gestion publique plus rigoureuse et plus lisible pour les populations.

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