RDC : Kinshasa accélère la réforme de sa Fonction publique
Le Vice-Premier ministre congolais Jean-Pierre Lihau annonce de nouvelles mesures pour moderniser l'administration, un chantier qui parle aussi aux Gabonais.
En République démocratique du Congo, le Vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, dit vouloir accélérer la modernisation de l'administration congolaise. Une annonce encore peu détaillée, mais qui pose une question familière ici, au Gabon : comment rendre le service public plus proche du citoyen ?

Un cap annoncé depuis Kinshasa
Selon les informations disponibles, Jean-Pierre Lihau, Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique en République démocratique du Congo, a annoncé vouloir donner un nouveau rythme à la réforme de l'administration congolaise. Cette initiative s'inscrirait dans la ligne fixée par le président Félix-Antoine Tshisekedi, qui appelle depuis plusieurs mois à une administration plus moderne et plus efficace.
À ce stade, les détails précis des mesures annoncées restent limités. Nos informations, à confirmer dans les prochains jours, évoquent une série d'« avancées » engagées la semaine passée, sans que leur contenu exact ait encore été rendu public de façon détaillée. La prudence reste donc de mise sur l'ampleur réelle de ce chantier.
Le service au citoyen, fil rouge affiché
L'objectif revendiqué par les autorités congolaises tient en une phrase : bâtir une administration au service du citoyen. C'est le mot d'ordre que l'on retrouve dans la plupart des réformes de la fonction publique en Afrique centrale, où les mêmes maux reviennent souvent — lenteur des démarches, agents en sous-effectif dans certains services, difficulté à joindre le bon interlocuteur.
Ce type de réforme se mesure rarement à l'annonce. C'est dans la durée, et surtout dans le vécu de l'usager au guichet, qu'on juge si un « nouveau rythme » a vraiment changé quelque chose.
Un écho qui n'est pas étranger à Libreville
Le sujet n'est pas exotique pour les Gabonais. Le pays a lui aussi engagé, ces dernières années, son propre travail d'assainissement de la fonction publique, notamment à travers le recensement biométrique des agents de l'État, destiné à fiabiliser les effectifs et la paie. Les enjeux se ressemblent d'un pays à l'autre : moins de paperasse, plus de transparence, un service plus rapide pour celles et ceux qui font la queue devant un guichet, à Kinshasa comme à Libreville ou à Port-Gentil.
Reste à voir ce que ce « nouveau rythme » congolais donnera concrètement, une fois les mesures précisées. Le Crieur suivra, avec la même vigilance, la façon dont ces réformes — ici comme ailleurs — se traduisent, ou non, dans le quotidien des usagers.
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