Politique

Décentralisation : le Gabon resserre les liens avec l'ONU-Habitat

À New York, la ministre de la Planification a évoqué avec l'agence onusienne l'avenir de nos villes et provinces.

Louise Pierrette Mvono, ministre gabonaise de la Planification et de la Prospective, a reçu jeudi Oumar Sylla, directeur du Bureau régional pour l'Afrique d'ONU-Habitat. Au menu : la planification territoriale et la décentralisation, deux dossiers qui touchent directement à la vie quotidienne dans nos provinces.

Rencontre diplomatique entre une ministre gabonaise et un responsable de l'ONU-Habitat
La ministre Louise Pierrette Mvono a reçu le directeur Afrique d'ONU-Habitat à New York.

Une rencontre à New York, un enjeu bien gabonais

C'est à la Mission permanente du Gabon auprès des Nations Unies que la scène s'est jouée. Rien d'anodin : cette audience réunit la responsable de la planification nationale et le patron Afrique d'ONU-Habitat, l'agence onusienne spécialisée dans le développement urbain et l'accès au logement.

Selon nos informations, les échanges ont porté sur les priorités du gouvernement gabonais en matière d'aménagement du territoire. Deux mots reviennent : planification et décentralisation. Traduits en langage courant, cela veut dire une chose simple : décider où et comment construire routes, écoles, marchés et logements, et donner davantage de moyens aux provinces pour agir sans tout attendre de Libreville.

Ce que ça peut changer sur le terrain

Dans beaucoup de nos villes, des quartiers de Libreville aux centres-villes de Lambaréné ou Oyem, le manque de planification se voit à l'œil nu : constructions anarchiques, voiries qui manquent, services publics éloignés des habitants. Un appui technique d'ONU-Habitat, s'il se concrétise, pourrait aider les autorités locales à mieux organiser la croissance des villes et à répartir les investissements.

La décentralisation, elle, est un vieux mot qui recouvre une réalité concrète pour les Gabonais des provinces : pouvoir régler certains problèmes localement, sans attendre une décision venue de la capitale. C'est ce chantier que la ministre a mis sur la table, sans que les détails d'un futur programme n'aient été précisés à ce stade.

Prudence de mise

Aucun accord chiffré ni calendrier n'a été communiqué à l'issue de cette audience. Il s'agit, pour l'instant, d'une prise de contact entre le gouvernement gabonais et l'agence onusienne, dont la suite dépendra des discussions à venir. Le Crieur suivra ce dossier, en particulier si des actions concrètes touchent nos villes et nos provinces dans les mois qui viennent.

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