Eau potable : Oligui Nguema plaide pour l'Afrique à N'Djamena
Le président gabonais a appelé à une mobilisation continentale pour l'accès à l'eau potable, aux côtés de plusieurs chefs d'État réunis au Tchad.
À N'Djamena, le Forum africain de l'eau a réuni cette semaine plusieurs dirigeants du continent autour d'un enjeu vital : l'accès à l'eau potable. Le président de la transition gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, y a appelé à une mobilisation africaine collective, aux côtés notamment des présidents congolais, mauritanien et béninois.

Un rendez-vous continental sur une urgence quotidienne
La capitale tchadienne a accueilli cette rencontre de haut niveau consacrée à l'un des besoins les plus élémentaires : boire de l'eau propre. Au Gabon comme ailleurs sur le continent, l'accès à l'eau potable reste un défi concret pour des milliers de familles, notamment dans certains quartiers périphériques de Libreville, Port-Gentil ou des provinces de l'intérieur, où les robinets ne coulent pas toujours au quotidien.
C'est dans ce contexte que le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris la parole lors de ce forum. Il s'est présenté aux côtés d'autres chefs d'État du continent, dont ceux de la République Démocratique du Congo, de la Mauritanie et du Bénin, signe que la question dépasse largement les frontières d'un seul pays.
Un appel à agir ensemble
Le message porté par le chef de l'État gabonais a été celui d'une mobilisation africaine commune pour garantir cet accès à l'eau, présenté comme une condition de dignité et de développement pour les populations du continent. Un constat que partagent de nombreux observateurs : sans eau saine, difficile de parler de santé publique, d'éducation ou d'économie locale qui tienne la route.
Pour l'heure, les modalités concrètes de cette mobilisation annoncée à N'Djamena restent à préciser. Le forum a surtout permis de mettre en commun les expériences et les priorités des différents pays représentés, dans un secteur où les besoins en investissements restent immenses face à la croissance démographique et aux effets du changement climatique sur les ressources en eau.
Ce que cela peut changer pour les Gabonais
Si les suites de ce forum se traduisent par des projets ou des financements concrets, ce sont potentiellement des familles gabonaises, notamment dans les zones où les réseaux d'adduction restent insuffisants, qui pourraient en bénéficier à terme. Reste que, à ce stade, il s'agit d'un engagement politique affiché sur la scène africaine, dont l'impact réel sur le terrain gabonais dépendra des décisions et des moyens qui suivront.
Ce genre de rencontre a au moins le mérite de remettre sur la table une préoccupation très concrète pour beaucoup de foyers : celle de tourner un robinet et d'en voir sortir de l'eau, tout simplement.
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