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Karaté : le Gabon rafle 15 médailles à Bujumbura

Cinq titres continentaux et un classement qui bouscule la hiérarchie régionale.

Les karatékas gabonais reviennent du Burundi les bras chargés de médailles. Cinq en or, quatre en argent, six en bronze : au Championnat d'Afrique de la Zone 4, disputé du 10 au 12 juillet à Bujumbura, le Gabon a fait mieux que tous ses voisins régionaux. Une performance qui redonne du souffle à une discipline souvent restée dans l'ombre.

Athlètes de karaté en tenue de compétition sur un tatami
La délégation gabonaise a dominé le classement de la Zone 4 lors du championnat disputé à Bujumbura.

Sur les tatamis de Bujumbura, la délégation gabonaise n'a pas fait de la figuration. Elle est repartie avec 15 médailles au total, un butin qui place le pays devant le Burundi, pays hôte, mais aussi devant le Cameroun, le Congo, la Guinée équatoriale, la RDC, la Centrafrique et le Tchad.

Dans le détail, la moisson se décompose ainsi : cinq médailles d'or, quatre en argent et six en bronze. De quoi installer le Gabon en tête du classement de cette Zone 4, qui regroupe les fédérations d'Afrique centrale et des Grands Lacs.

Une discipline qui grandit dans l'ombre

Le karaté n'occupe pas le devant de la scène sportive gabonaise, loin derrière le football ou même l'athlétisme dans les priorités médiatiques. Pourtant, derrière chaque médaille ramenée du Burundi, il y a des mois d'entraînement dans des salles souvent modestes, parfois sans grand soutien logistique.

La Fédération gabonaise de karaté-do et arts martiaux affinitaires (FGKAMA), qui a annoncé ces résultats, porte depuis des années ce travail de fond, loin des projecteurs. Ce genre de compétition continentale reste l'un des rares moments où cet effort devient visible.

Ce que ça change pour les pratiquants

Pour les jeunes qui s'entraînent dans les dojos de Libreville, Port-Gentil ou d'ailleurs, ce classement en tête de la Zone 4 n'est pas qu'une statistique. C'est la preuve concrète qu'une carrière sportive dans les arts martiaux peut mener loin, et que le Gabon a désormais une équipe capable de rivaliser avec des nations plus peuplées et parfois mieux dotées en infrastructures.

Cela peut aussi peser dans les arbitrages à venir : plus de reconnaissance pour la discipline, potentiellement plus de moyens pour préparer les prochaines échéances continentales et, à terme, des ambitions sur la scène internationale.

La suite

Aucune date n'a encore été communiquée pour la prochaine étape de cette dynamique. Mais une chose est sûre : cette performance à Bujumbura donne un argument de poids à ceux qui plaident, au Gabon, pour davantage d'attention et de moyens envers les sports de combat.

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