Sport

Wimbledon : Sinner conserve sa couronne et signe un cinquième sacre en Grand Chelem

L'Italien, numéro un mondial, a dominé l'Allemand Alexander Zverev en quatre sets pour remporter Wimbledon pour la deuxième année consécutive.

Jannik Sinner reste le maître du gazon londonien. Dimanche, l'Italien a battu Alexander Zverev en quatre sets au terme d'une finale spectaculaire de près de quatre heures, décrochant son cinquième titre du Grand Chelem. De quoi nourrir, ici au Gabon aussi, l'engouement pour un sport encore trop peu couvert.

Joueur de tennis en action sur le court central de Wimbledon lors d'une finale de Grand Chelem
Jannik Sinner a défendu son titre à Wimbledon dimanche, pour son cinquième sacre en Grand Chelem.

Le score dit tout de l'intensité du duel : 6-7, 7-6, 6-3, 6-4. Trois heures et quarante-six minutes de jeu, dimanche à Londres, pour voir Jannik Sinner rejoindre le cercle très fermé des tenniseurs capables de défendre leur couronne à Wimbledon.

Face à lui, l'Allemand Alexander Zverev n'a pas démérité. Il a même cru créer la surprise en s'emparant du premier set, avant que le numéro un mondial ne resserre son jeu et n'inverse la tendance.

Une finale qui a longtemps tremblé

Selon nos informations, la rencontre avait pourtant mal débuté pour l'Italien, surpris d'entrée par l'agressivité de son adversaire. Mais Sinner a su hausser le rythme dans le money-time, ce moment où les points comptent double dans la tête des joueurs, pour finir par imposer sa loi sur le court central.

Ce cinquième titre du Grand Chelem confirme une trajectoire fulgurante pour un joueur qui, il y a encore trois ans, cherchait sa place parmi l'élite. Aujourd'hui, il s'installe durablement au sommet.

Et le tennis gabonais dans tout ça ?

Ces images de finale à guichets fermés, retransmises jusque dans les foyers de Libreville, rappellent une réalité simple : le tennis reste un sport de niche au Gabon, faute d'infrastructures et de visibilité médiatique suffisantes. Les clubs existent, les jeunes talents aussi, mais le chemin vers les courts internationaux demeure long.

Ce genre de rendez-vous planétaire peut pourtant jouer un rôle : donner envie à un gamin du quartier Nzeng-Ayong ou de Port-Gentil de prendre une raquette pour la première fois. C'est souvent ainsi que naissent les vocations, devant un écran, un dimanche après-midi.

Wimbledon repart désormais vers sa prochaine édition, avec un Sinner en position de force. Pour les passionnés gabonais de la petite balle jaune, il faudra se contenter, une fois encore, des retransmissions et de l'espoir de voir un jour émerger, chez nous, un joueur capable de viser aussi haut.

À lire aussi