Uniforme pénitentiaire : les selfies désormais proscrits
Une note interne rappelle aux jeunes agents que la tenue ne se porte pas devant un objectif de smartphone.
Le Commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire a fait passer, selon nos informations, un message clair aux agents de la promotion 2025 : la tenue officielle n'a pas vocation à alimenter les réseaux sociaux. Une note d'information, datée du 9 juillet, remet les pendules à l'heure sur une pratique devenue trop fréquente.

Un rappel qui ne passe pas inaperçu
Dans les rangs de la jeune promotion 2025, la nouvelle a fait son effet. Selon nos informations, une note officielle rappelle que le port de la tenue militaire obéit à des règles strictes, incompatibles avec certains usages désormais courants chez les plus jeunes : la photo souvenir, publiée en quelques secondes sur un compte personnel.
Rien d'anodin pour une institution comme la Sécurité pénitentiaire, dont la mission touche à la garde et à la sécurité des établissements carcéraux. Un uniforme, ce n'est pas un accessoire de mise en scène. C'est un signe d'autorité, encadré par une discipline précise, qui ne s'accommode pas de la logique des réseaux sociaux.
Pourquoi ça compte, au fond
On pourrait sourire d'un simple selfie. Mais dans un corps en uniforme, la question dépasse largement l'anecdote. Exposer son visage, son grade, son lieu d'affectation sur une plateforme ouverte à tous peut fragiliser la sécurité des agents eux-mêmes, et par ricochet celle des établissements où ils travaillent.
Les jeunes recrues, souvent connectées en permanence, n'ont pas toujours conscience de cette dimension. D'où ce rappel, ferme mais pédagogique, plutôt qu'une sanction immédiate. Le message : la discipline commence par les gestes du quotidien, y compris ceux qui semblent les plus anodins.
Ce que ça change pour les agents
Pour les nouveaux agents de la promotion 2025, la consigne est désormais sans ambiguïté : pas de publication en tenue sur les réseaux sociaux, sous quelque forme que ce soit. Une règle qui s'inscrit dans une tradition plus large de rigueur au sein des corps en uniforme, où l'image collective prime sur l'envie individuelle de se montrer.
Reste à voir comment cette consigne sera appliquée dans la durée, et si d'autres promotions suivront le même encadrement. Une chose est sûre : à l'heure où chaque geste peut finir en ligne, les institutions gabonaises réapprennent, elles aussi, à fixer leurs propres limites numériques.
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