Libreville : 72 heures pour quitter les trottoirs avant le grand nettoyage
Le maire de Libreville donne trois jours aux commerçants installés sur la voie publique pour partir, avant une opération de déguerpissement annoncée comme radicale.
Vendeurs de rue, étals improvisés, tables et parasols plantés sur les trottoirs : le maire de Libreville, Eugène Mba, a fixé un ultimatum de 72 heures pour que les occupants illégaux de la voirie débarrassent les lieux. Passé ce délai, une opération de nettoyage annoncée comme sans concession doit démarrer dans la capitale.

Trois jours. C'est le temps qu'il reste, selon les informations recueillies, aux commerçants installés sur les trottoirs de Libreville pour ranger leurs étals et quitter la voie publique. Le maire Eugène Mba a fixé cet ultimatum à l'ensemble des opérateurs économiques et des habitants qui occupent l'espace réservé aux piétons.
Le message est sans détour : après l'expiration du délai, la mairie promet le lancement d'une opération de nettoyage radical des trottoirs envahis. Aucune précision n'a filtré, à ce stade, sur les moyens concrets qui seront déployés ni sur le calendrier exact des interventions sur le terrain.
Un problème connu de tous les Librevillois
Qui n'a jamais slalomé entre les tables de vendeuses de beignets, les étals de fripes ou les glacières installées à même le bitume, du côté de Nkembo, du Mont-Bouët ou de la Rue Léon Mba ? À Libreville, l'occupation anarchique des trottoirs n'est pas un phénomène nouveau : elle s'est installée avec le temps, portée par la nécessité de vivre et par l'absence, souvent, d'alternatives claires proposées aux petits commerçants.
Cette situation pose un vrai casse-tête pour les piétons, contraints de marcher sur la chaussée au milieu des voitures, parfois au péril de leur vie. Elle nourrit aussi les embouteillages, quand des étals empiètent jusque sur la voie de circulation.
Ce que cette annonce change concrètement
Pour les vendeurs concernés, l'urgence est immédiate : trouver une solution avant l'échéance, sous peine de voir leur outil de travail détruit ou saisi. Beaucoup vivent de ce petit commerce au jour le jour, et un déguerpissement sans accompagnement pourrait fragiliser des familles entières qui n'ont pas d'autre source de revenus.
Pour les habitants et usagers de la route, la promesse est celle de trottoirs enfin dégagés, d'une circulation plus fluide et d'une ville plus sûre pour les piétons. Reste à savoir si des espaces de remplacement seront proposés aux commerçants déplacés, une question que beaucoup se posent déjà dans les quartiers concernés.
La vigilance reste de mise
à ce stade, une seule source documente cette annonce, et plusieurs détails restent à préciser : le périmètre exact visé par l'opération, les modalités pratiques du nettoyage, ou encore l'existence éventuelle de mesures d'accompagnement pour les commerçants déplacés. Le Crieur suivra l'évolution de ce dossier et reviendra vers ses lecteurs dès que de nouveaux éléments seront confirmés.
En attendant, l'heure tourne pour les marchands des trottoirs de Libreville. Reste à voir, dans les jours qui viennent, si l'annonce se traduira par des actes sur le terrain — et surtout, dans quelles conditions.
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