Politique

Myboto rend compte de son mandat aux habitants du 1er arrondissement

La députée de l'UDB a détaillé devant les chefs de quartiers le travail mené lors de la première session de la 14e législature.

Chefs de quartiers et riverains du 1er arrondissement de Libreville se sont réunis mercredi pour écouter le bilan parlementaire de leur députée, Chantal Myboto. Un exercice de redevabilité qui remet au centre une question simple : à quoi sert concrètement un élu, une fois installé au Palais Bourgin.

Réunion publique entre une députée et des chefs de quartiers à Libreville
La députée Chantal Myboto a présenté son bilan parlementaire aux habitants de sa circonscription.

Un rendez-vous entre l'élue et son quartier

Ce mercredi, la salle qui a accueilli Chantal Myboto ne désemplissait pas de chefs de quartiers venus, pour certains, avec les doléances de leurs administrés en poche. La députée du premier siège du 1er arrondissement de Libreville, membre de l'Union démocratique des bâtisseurs (UDB), avait convié ses électeurs à un compte rendu de mandat, selon nos informations. L'exercice, encore rare dans le paysage politique gabonais, consiste à venir expliquer, chiffres à l'appui, ce qui a été fait depuis l'installation de la 14e législature.

Vingt-trois lois passées au crible

Devant son auditoire, l'élue a détaillé les 23 textes de loi adoptés par l'Assemblée nationale au cours de la première session parlementaire. Une manière de sortir les débats de l'hémicycle pour les ramener au niveau du quartier, là où les habitants jugent d'abord un mandat à ses effets sur leur quotidien : accès à l'eau, à l'électricité, sécurité, voirie. Le détail précis de chaque texte n'a pas été communiqué dans son intégralité, et Le Crieur reste prudent sur la portée exacte de ces réformes tant que leurs textes d'application ne sont pas connus des populations.

Ce que change ce genre de rencontre pour les habitants

Pour les chefs de quartiers, ce type de restitution a une valeur pratique immédiate : c'est l'occasion de faire remonter des problèmes concrets — un caniveau bouché, une école qui manque de tables-bancs, un marché sans éclairage — directement à celle qui vote le budget de l'État. La proximité affichée mercredi ne remplace pas les investissements attendus, mais elle ouvre un canal de dialogue que beaucoup de riverains disent réclamer depuis longtemps.

Une pratique à suivre dans la durée

Reste à savoir si cet exercice de transparence se répétera à chaque session, et surtout si les engagements pris ce jour-là seront suivis d'effets vérifiables sur le terrain. C'est souvent là que se joue la crédibilité d'un mandat parlementaire aux yeux des habitants : moins dans le discours du jour que dans les travaux qui suivront, rue après rue.

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