Politique

Oligui Nguema à l'Elysée : des accords pour transformer le manganèse à Moanda

Reçu par Emmanuel Macron à Paris, le chef de l'État gabonais a signé des accords centrés sur la transformation locale du manganèse.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a été reçu lundi à l'Élysée par son homologue français. Selon nos informations, la rencontre a débouché sur la signature de plusieurs accords, dont l'un concerne directement l'avenir de Moanda et de son minerai phare, le manganèse. Une annonce qui, si elle se confirme dans le détail, pourrait peser sur l'emploi et l'économie du Haut-Ogooué.

Rencontre diplomatique entre le président gabonais et le président français à l'Élysée
Le président Oligui Nguema a été reçu à l'Élysée par Emmanuel Macron, avec en toile de fond le dossier du manganèse de Moanda.

Paris, lundi. Dans les salons de l'Élysée, deux présidents se serrent la main devant les caméras. D'un côté, Emmanuel Macron. De l'autre, Brice Clotaire Oligui Nguema, venu défendre un dossier qui parle directement au ventre du Gabon : le manganèse.

Un accord qui vise Moanda

Selon une source diplomatique, l'État gabonais et la Comilog, filiale du groupe minier français Eramet, ont paraphé un texte en présence des deux chefs d'État. L'objectif affiché : pousser la transformation locale du manganèse extrait à Moanda, dans le Haut-Ogooué, plutôt que de continuer à exporter la matière brute.

C'est un vieux serpent de mer pour cette ville minière du sud-est du pays, où des générations de familles vivent de l'extraction depuis des décennies. Transformer sur place, c'est en théorie créer des usines, des emplois qualifiés, de la valeur ajoutée qui reste au Gabon au lieu de partir sur les bateaux avec le minerai brut.

Ce que ça changerait concrètement

Pour l'instant, le contenu précis de l'accord n'a pas été détaillé publiquement. Ni le calendrier, ni les montants engagés, ni le nombre d'emplois espérés ne sont connus à ce stade. La prudence s'impose donc sur l'ampleur réelle du projet.

Ce qui est confirmé, c'est la tenue de la rencontre et la signature d'un ensemble d'accords entre les deux pays, présentée comme un signe que la coopération franco-gabonaise reste active sur le terrain économique. Reste à savoir si les habitants de Moanda verront, dans les mois qui viennent, des chantiers sortir de terre ou des embauches se concrétiser.

Et maintenant ?

Les autorités gabonaises n'ont pas encore communiqué de feuille de route détaillée sur la mise en œuvre de cet accord. Le suivi de ce dossier sera déterminant : c'est souvent entre la signature d'un accord à Paris et son application sur le terrain, à Moanda, que se joue la crédibilité d'une promesse économique. Les prochaines semaines diront si les mots se transforment en usines.

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