Politique

Oligui Nguema au Tchad pour parler eau : et les robinets gabonais, dans tout ça ?

Le Président s'est envolé pour N'Djamena afin de porter la voix du Gabon au Forum africain de l'eau, les 15 et 16 juillet.

Brice Clotaire Oligui Nguema a quitté Libreville le 14 juillet pour participer, à N'Djamena, au Forum africain de l'eau. Deux jours de discussions continentales sur un sujet qui touche au quotidien de millions de familles, ici comme ailleurs sur le continent : avoir de l'eau, tout simplement, au robinet ou au puits du quartier.

Avion présidentiel sur le tarmac de l'aéroport de Libreville
Le Président Oligui Nguema a quitté Libreville le 14 juillet pour N'Djamena, où se tient le Forum africain de l'eau.

Le vol a décollé de Libreville ce 14 juillet. Direction N'Djamena, capitale tchadienne, où le Chef de l'État gabonais doit prendre part au Forum africain de l'eau, prévu les 15 et 16 juillet 2026. Selon nos informations, l'objectif affiché est de porter la vision du Gabon sur ce que les experts appellent la sécurité hydrique — comprendre : la capacité d'un pays à garantir un accès stable et suffisant à l'eau pour ses habitants, son agriculture et son économie.

Un rendez-vous qui compte pour tout le continent

L'eau reste, sur le papier comme dans la réalité, l'un des plus gros défis de développement en Afrique. Des villes qui poussent plus vite que les réseaux de distribution, des saisons sèches qui s'allongent, des rivières qui reculent : le sujet dépasse largement les frontières tchadiennes. C'est justement pour ça qu'un forum panafricain existe, et que des chefs d'État s'y déplacent en personne plutôt que d'y envoyer un simple ministre.

Pour le Gabon, souvent présenté comme un pays béni par ses cours d'eau et ses pluies abondantes, la question peut sembler lointaine. Elle ne l'est pas. Avoir de l'eau dans le sol ne garantit pas qu'elle arrive dans les foyers. C'est tout l'enjeu que recouvre cette notion de sécurité hydrique : des infrastructures qui tiennent, une gestion qui anticipe, des investissements qui suivent la croissance des villes.

Ce que le Gabon vient chercher à N'Djamena

Selon les éléments disponibles, la participation gabonaise à ce forum vise à faire entendre une position nationale sur ces questions, dans un cadre où se croisent chefs d'État, experts et bailleurs de fonds. C'est aussi l'occasion, pour un pays, de comparer ses propres défis à ceux de ses voisins et de nouer des contacts utiles pour de futurs financements ou partenariats techniques.

À ce stade, aucun engagement précis ni annonce concrète pour le Gabon n'a été communiqué : le déplacement s'inscrit dans le calendrier du forum, et il reviendra aux jours suivants de dire ce qu'il en sortira réellement. Le Crieur suivra les retombées concrètes de ces échanges dès qu'elles seront connues.

Et pour les robinets de Libreville ou de l'intérieur ?

C'est la question que se pose légitimement tout Gabonais qui a connu une coupure d'eau un soir de forte chaleur, à Akanda, à Owendo ou dans une bourgade de l'intérieur. Ces rendez-vous internationaux ne changent rien du jour au lendemain à la pression dans les tuyaux. Mais ils fixent des orientations, ouvrent des discussions avec des partenaires techniques et financiers, et placent le sujet de l'eau sur l'agenda politique — ce qui, à terme, peut peser sur les choix d'investissement dans les réseaux locaux.

Reste que la vraie mesure de ce déplacement se fera plus tard, à l'aune des décisions et des financements qui, ou non, en découleront pour les projets d'adduction d'eau au Gabon.

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