Politique

Oligui Nguema sur le chantier de l'Hôtel des Affaires étrangères, cap sur la rapidité

Le chef de l'État s'est déplacé sur place pour rappeler que les grands travaux publics ne doivent plus traîner.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema s'est rendu à l'Hôtel des Affaires étrangères, à Libreville, pour constater l'avancement du chantier. Au-delà de la visite, le message est clair : les grands travaux de l'État doivent avancer plus vite, sous un suivi resserré du sommet de l'État.

Bâtiment en construction de l'Hôtel des Affaires étrangères à Libreville avec échafaudages
L'Hôtel des Affaires étrangères, à Libreville, où le président Oligui Nguema s'est rendu pour évaluer l'avancement des travaux.

Une visite qui vaut consigne

Ce n'était pas une simple inspection protocolaire. En se rendant lui-même sur le site de l'Hôtel des Affaires étrangères, le président de la République a voulu montrer, par sa présence, que les chantiers publics restent sous son regard direct. Le message porté sur place est celui de la célérité : les projets d'infrastructure de l'État ne doivent plus s'enliser dans les lenteurs administratives ou techniques qui, trop souvent par le passé, ont retardé la livraison d'ouvrages pourtant annoncés comme prioritaires.

Cette bâtisse, qui doit accueillir le ministère en charge de la diplomatie gabonaise, est suivie de près depuis plusieurs mois par les autorités. Selon nos informations, le déplacement présidentiel s'inscrit dans une volonté affichée de faire du suivi de terrain une méthode de gouvernance, plutôt qu'un exercice ponctuel réservé aux grandes inaugurations.

Ce que cela change concrètement

Pour les Gabonais, l'enjeu dépasse le seul bâtiment. Un chantier d'État qui traîne, c'est de l'argent public immobilisé et des services qui tardent à s'installer là où ils sont attendus. En rappelant l'exigence de rapidité directement aux équipes en charge du dossier, le président entend limiter les retards qui pèsent habituellement sur ce type de projet : dépassements de délais, surcoûts, ou encore fonctionnement provisoire d'administrations logées dans des locaux inadaptés.

Reste à savoir quel calendrier précis sera désormais tenu pour la livraison de l'édifice, et selon quels mécanismes de contrôle. Ces éléments n'ont pas encore été détaillés publiquement. Le suivi de ce chantier, comme celui d'autres grands travaux annoncés ces derniers mois, sera à observer dans la durée : c'est souvent là, entre la visite présidentielle et l'inauguration effective, que se joue la crédibilité d'une promesse de célérité.

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