Culture

Un Mur du Souvenir pour ne pas oublier les combattants gabonais

Au Pont de Gué-Gué, Libreville a inauguré un monument dédié à la mémoire des combattants de la Seconde Guerre mondiale.

Ce lundi 13 juillet, la capitale gabonaise a dévoilé son Mur du Souvenir, érigé au Pont de Gué-Gué. Un geste simple mais chargé de sens : rappeler que des Gabonais ont, eux aussi, pris part à la Seconde Guerre mondiale. La cérémonie a réuni la ministre d'État à la Défense, Brigitte Onkanowa, et l'ambassadeur de France au Gabon.

Monument commémoratif appelé Mur du Souvenir au Pont de Gué-Gué à Libreville.
Le Mur du Souvenir a été inauguré le 13 juillet 2026 au Pont de Gué-Gué, à Libreville.

Il n'a pas la taille des grands mémoriaux qu'on voit dans les livres d'histoire. Mais au Pont de Gué-Gué, à Libreville, un nouveau mur porte désormais un nom qui pèse : le Mur du Souvenir. Inauguré ce lundi 13 juillet, il est destiné à honorer la mémoire des combattants et à rappeler, à hauteur de quartier, le rôle joué par le Gabon dans la Seconde Guerre mondiale.

Une cérémonie à haute portée symbolique

La Ville de Libreville a tenu à marquer le coup. La cérémonie officielle s'est déroulée en présence de la ministre d'État, ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, aux côtés de l'ambassadeur de France au Gabon. Leur présence conjointe donne à ce monument une dimension qui dépasse le simple hommage local : elle rappelle les liens historiques tissés entre les deux pays pendant le conflit.

Ce type d'inauguration, à Libreville, n'est pas si fréquent. La capitale compte peu d'espaces consacrés spécifiquement à cette période de l'histoire, alors même que des Gabonais ont pris part, à leur manière, à cet épisode mondial. Le choix du Pont de Gué-Gué, lieu de passage quotidien pour des milliers de Librevillois, n'est sans doute pas anodin : c'est un endroit qu'on traverse tous les jours, sans forcément savoir ce qui s'y est joué ailleurs, sur d'autres continents, il y a plus de huit décennies.

Pourquoi ce mur, et pourquoi maintenant

Les monuments commémoratifs ont souvent une vertu qu'on sous-estime : ils obligent à s'arrêter, même quelques secondes, devant un nom, une date, une plaque. Pour les familles de vétérans ou de tirailleurs, ce genre d'initiative offre une reconnaissance concrète, un lieu où poser un regard, parfois une fleur.

Selon nos informations, l'événement s'inscrit dans une volonté plus large de la municipalité de valoriser des pans de la mémoire nationale encore peu visibles dans l'espace public. Reste à savoir si d'autres initiatives suivront, et sous quelle forme. Pour l'instant, les détails sur le contenu exact du mur — inscriptions, noms des combattants honorés, financement du projet — restent à préciser.

Ce que ça change pour les Librevillois

Concrètement, les habitants du quartier de Gué-Gué et les usagers de ce pont très fréquenté croiseront désormais, au fil de leurs trajets, un rappel visible de cette page d'histoire. Un mémorial de ce genre ne change pas le quotidien du jour au lendemain, mais il ancre une mémoire dans un lieu de passage, loin des salles de musée où peu de monde se rend.

Dans une ville où l'espace public raconte rarement l'histoire, ce mur est une pierre de plus posée sur le chemin de la transmission. À voir, dans les prochaines semaines, s'il devient un point de recueillement régulier ou un simple décor urbain vite oublié dans le flot de la circulation.

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