Politique

Visite d'État en France : un accord sur le manganèse salué par une députée

Une élue nationale voit dans le protocole signé avec Eramet une chance de transformer le manganèse gabonais sur place.

La visite d'État du Président Brice Clotaire Oligui Nguema en France a été marquée par la signature d'un protocole d'accord avec le groupe minier Eramet. Une députée y voit une avancée pour l'industrialisation du pays, misant sur la transformation locale du manganèse plutôt que sur son seul export. Des propos qui méritent d'être suivis dans le temps, tant l'essentiel reste à concrétiser.

Site minier de manganèse à Moanda dans le Haut-Ogooué
Le manganèse extrait à Moanda est au cœur des discussions sur la transformation locale et l'industrialisation.

Une déclaration qui remet le manganèse au centre du débat

C'est une phrase qui circule depuis quelques jours dans les cercles politiques de Libreville : une députée a tenu à féliciter le chef de l'État pour sa visite d'État en France, estimant qu'elle honore le Gabon et renforce son positionnement international. Dans le même temps, elle a salué le protocole d'accord signé avec Eramet, le géant minier présent depuis des décennies à Moanda, capitale gabonaise du manganèse.

Selon ses propos, ce texte marquerait une avancée parce qu'il placerait enfin la transformation locale, la création de valeur ajoutée et l'industrialisation au cœur de la relation entre le Gabon et l'exploitant minier. Concrètement, cela signifierait transformer une plus grande part du minerai sur le sol gabonais avant de l'exporter, plutôt que de vendre la matière brute et de la faire enrichir ailleurs.

Ce que cela changerait, si les intentions se confirment

Pour les habitants de Moanda et du Haut-Ogooué, la transformation locale n'est pas un concept abstrait. C'est la promesse d'usines qui tournent plus longtemps, d'emplois qualifiés qui restent au pays, et d'une part plus grande de la richesse minière qui profite directement à l'économie gabonaise plutôt que de partir sous forme de minerai brut.

Reste que ces propos, pour l'instant, ne reposent que sur une seule source et méritent d'être pris avec la prudence qui s'impose. Le contenu exact du protocole, son calendrier de mise en œuvre et ses effets concrets sur l'emploi ou la fiscalité locale n'ont pas encore été détaillés publiquement de façon à pouvoir les vérifier de manière indépendante.

La suite à surveiller

Le Crieur suivra ce dossier dans la durée. Les Gabonais, et particulièrement les familles qui vivent du manganèse à Moanda, auront besoin de voir des engagements chiffrés et un calendrier clair avant de pouvoir juger si cette transformation locale annoncée dépasse le stade des déclarations d'intention. C'est à cette aune, et à elle seule, que se mesurera l'impact réel de cette visite d'État sur le quotidien des populations concernées.

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