Franceville : une enquête de terrain pour évaluer l'eau et l'hygiène
Une mission nationale débarque dans le Haut-Ogooué pour mesurer l'état réel de l'eau, de l'hygiène et de l'assainissement.
À Franceville, le maire Fernand Paulin Joumas a reçu le coordonnateur national des services d'hygiène publique, venu superviser le lancement d'une enquête de terrain dans le Haut-Ogooué. Objectif affiché : dresser un état des lieux précis sur l'eau, l'hygiène et l'assainissement, des sujets qui touchent directement le quotidien des habitants.

Dans le bureau du maire de Franceville, la rencontre a duré le temps d'une audience. Mais elle marque le point de départ d'un travail qui s'annonce plus long : une enquête sur le terrain, quartier par quartier, sur des questions aussi basiques qu'essentielles. Comment les familles du Haut-Ogooué accèdent-elles à l'eau ? Dans quelles conditions vivent-elles, question hygiène et assainissement ?
Fernand Paulin Joumas, dit Salamba, a reçu lundi Francis Olivier Nang, coordonnateur national des services provinciaux d'hygiène publique et d'assainissement. Ce dernier était en mission de supervision, en amont du lancement officiel de l'enquête, prévu le mardi suivant.
Une enquête pilotée localement
Sur le terrain, c'est le chef du service provincial de l'Hygiène publique et de l'Assainissement du Haut-Ogooué, Bertrand Toung Ekore, qui conduit les opérations. Une organisation qui a du sens : ce sont les équipes locales qui connaissent les réalités des quartiers de Franceville et des autres localités de la province, entre zones bien desservies en eau et secteurs où le robinet reste un luxe.
L'enquête porte sur des indicateurs de base, c'est-à-dire des données concrètes et mesurables : accès à l'eau potable, présence de latrines décentes, gestion des déchets, pratiques d'hygiène dans les foyers. Ce sont ces chiffres-là qui permettent, ensuite, de savoir où investir en priorité.
Pourquoi ça compte pour les habitants
Dans beaucoup de familles gabonaises, l'eau et l'assainissement ne sont pas des sujets abstraits. Ils déterminent la santé des enfants, le temps passé chaque jour à chercher de l'eau, le risque de maladies liées au manque d'hygiène. Une enquête bien menée, c'est la première étape avant toute amélioration durable : on ne peut pas corriger ce qu'on n'a pas d'abord mesuré.
Le choix du Haut-Ogooué, province du sud-est marquée par un tissu urbain et rural contrasté, n'est pas anodin. Franceville concentre une bonne partie de la population provinciale, mais les localités environnantes n'ont pas toujours bénéficié du même niveau d'équipement.
Et maintenant ?
Le lancement de la mission de terrain doit permettre de collecter des données fiables, sur lesquelles les autorités sanitaires et administratives pourront s'appuyer. Reste à voir, dans les prochains mois, quelles suites concrètes seront données à ce diagnostic : réhabilitation de points d'eau, campagnes de sensibilisation, ou programmes d'assainissement ciblés.
Pour l'instant, l'information tient en une phrase simple mais importante : le Gabon se penche, province par province, sur une question qui touche à la dignité et à la santé de ses habitants.
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