Sénégal : Sonko dit accepter la décision des juges sur la Constitution
Le président de l'Assemblée nationale sénégalaise assure se plier au verdict du Conseil constitutionnel, qui a retoqué une réforme votée fin juin.
Au Sénégal, la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin dernier par les députés vient d'être jugée contraire à la Constitution par le Conseil constitutionnel. Ousmane Sonko, président de l'Assemblée nationale et ancien Premier ministre, a réagi publiquement en affirmant respecter cette décision, quelles que soient les critiques qu'elle peut susciter.

Une réforme retoquée par les juges
Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé la loi n°18/2026, un texte portant révision de la Constitution que les députés avaient voté le 29 juin. Cette institution est chargée de vérifier que les lois respectées les grands principes fixés par la Constitution du pays. Lorsqu'un texte lui semble contraire à ces principes, elle peut le censurer, l'empêchant alors d'entrer en vigueur.
Cette décision met un coup d'arrêt, au moins provisoire, à une réforme qui avait pourtant reçu l'aval de l'Assemblée nationale quelques semaines plus tôt.
La réaction d'Ousmane Sonko
Dans un message publié après l'annonce de la décision, Ousmane Sonko a pris position. « Au-delà des commentaires et avis que peuvent susciter les motivations retenues, une seule chose reste : cette décision s'impose à tous ! Dont acte ! », a-t-il écrit, selon des informations obtenues par notre rédaction.
Cette formule signifie, en clair, que le président de l'Assemblée nationale accepte le verdict des juges constitutionnels, même s'il n'en partage pas nécessairement toutes les raisons. L'ancien Premier ministre a par ailleurs estimé que cet épisode devait être perçu comme un signe de la solidité des institutions sénégalaises.
Pourquoi cela compte, au-delà des frontières
Cette séquence illustre un principe simple mais essentiel pour tout État de droit : même les responsables les plus puissants doivent se soumettre aux décisions de justice, y compris lorsqu'elles contrarient leurs propres projets. Pour les citoyens sénégalais comme pour les observateurs de la région, ce geste d'acceptation est souvent regardé comme un test de la maturité démocratique d'un pays.
À ce stade, les autorités sénégalaises n'ont pas encore précisé si une nouvelle version du texte sera présentée aux députés, ni selon quel calendrier. Nos informations restent, sur ce point, à confirmer dans les prochains jours.
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